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Posté par paulolambert
- 19-07-2008
- 10:07
- 4 commentaires
- Edit
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CARNETS ITALIENS : LUCIANO SANDRONE - 07/07/08
Texture, Organisation, Noblesse
La colline CANNUBI en majesté devant nous. Se prélassent au soleil
de longs rangs de vignes hautes l’escaladant en tous sens, épousant
fidèlement les circonvolutions de ce monticule béni. Coincé entre la
Morra et Barolo, sanctuaire des grands Nebbioli.
Cette langue calcaire s’articule en 5 lieux dits que sont Boschis,
Valeta, San Lorenzo et Muscatel en sus du Cannubi proprement dit,
et dont la distinction donne plus encore de précision à la définition de
ce terroir. Le premier est celui où s’exprime Luciano Sandrone grâce
aux premières vignes qu’il a acquises et qu’aujourd’hui, Luca, son
frère entretient et contemple des yeux de Chimène.
La cantina est sise au pied des Boschis, alliant tradition piémontaise
de fond et couleurs vigoureuses de forme, clairement un style. Tout
est ici conçu dans l’optique du grand vin, 3 niveaux dédiés chacun à
une étape de la vie des raisins, le tri, la vinification et l’élevage.
Manœuvres gravitaires, machineries et propreté cliniques, soin du
détail : un rêve ambitieux.
L’âme du monstre se cache au cœur même de cette stricte
organisation, dans le chai à bouteilles ou le trésor de la maison
respire et vibre.
Le chai à bouteilles, l’âme du monstre sommeille
L’interminable et passionnante visite s’y achève si bien qu’avant de
tremper ses lèvres dans ces vins, on en mesure le privilège, on
donne du corps autant que de l’esprit à cet instant. La réception est
implacable, on se sent reçu comme l’ami de toujours : petit salon
cosy, schiacciata, plusieurs verres par personne … très grande
classe.
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DOLCETTO 2007
Issu de vignes sises sur Barolo, Monforte et Novello, les raisins sont
élevés 1 an en cuves acier après fermentation . Le vin est encore en
élevage.
Richement doté de pourpre et de rubis, il avance avec raffinement un
bouquet fruité d’une grande fraicheur mêlant le croquant du fruit
rouge aux notes plus florales.
Très suave mais pourvu de tannins joliment poudrés. Belle vinosité
et fins amers rafraichissants, on pressent la bouteille prompte à
égayer les palabres d’apéritif.
BARBERA d’ALBA 2006
Ce cépage divise, c’est certain, et je penche du côté de ses émules,
c’est encore plus sûr.
Les vignes ont ici 30 ans et tutoient les sommets de ovello et
Monforte entre 400 et 500m ce qui confère au vin, concentration du
fait des amplitudes thermiques, et fraicheur. Chaque parcelle est
vinifiée séparément, 10 jours de macération, malos en fûts puis 1 an
de bagne dans le chai à tonneaux, avant 9 mois de repos en bouteille
après assemblage.
La robe est très dense, nappant le verre de sa richesse et de ses
tons de syrah. La brillance est révoltante de pureté, insondable. Très
typiques de la Barbera, on retrouve quelques fulgurances pimentées,
de beaux fruits noirs, de la réglisse et un boisé élégant. Grande
harmonie olfactive, tout s’exprime généreusement mais sans excès.
Clairement juvénile, la matière est portée par l’équilibre entre la
fraicheur d’un cépage a l’acidité mordante et la maturité évidente de
la vendange.
Une grande année pour la Barbera semble se préciser, une
appétente expression de celle ci nous est offerte.
NEBBIOLO d’ALBA « Valmaggiore » 2006
Notons avant toute chose qu’il est issu du Roero et non des Langhe,
terres piémontaises séparées par le seul fleuve Tanaro mais
géologiquement bien distinctes. Le Roero, trop souvent rejeté au
rang de faire-valoir offre pourtant des expression majeures du
Nebbiolo sur ces coteaux extrêmes, soumis à une sévère érosion
tant du fait de leur déclivité que de leur constitution de fins sables
granitiques.
Valmaggiore, cru historique de la région sis sur Vezza d’Alba offre
des vins racés, droits dans leur eleganza, francs dans leur typicité.
Luca Sandrone y choie ses vignes, Luciano en tire la quintessence.
Encore une fois, la brillance est obsédante : une pureté cristalline
renversante dans toute la gamme comme je n’avais jamais
rencontré auparavant. La couleur subtile y puise une intensité
remarquable. Le lien avec un exemplaire qualité sanitaire de la
matière me paraît évident. Elégance, ampleur, le panier de fruits
rouges est croquant, le tabac et un léger cèdre le rendant plus
salivant encore.
La texture est merveilleuse, d’un touché virtuose. Le raffinement des
tannins à peu d’égal, l’équation richesse/fraicheur est résolue avec
brio. Très grosse puissance, caractéristique des terres du Roero … on
court à grandes enjambées vers la grande bouteille, une pointe
d’amertume (concession a la jeunesse) n’entachant même pas le
tableau.
Equilibre, originalité du terroir bien retranscrite et vinification géniale.
L’élégance et la simplicité piémontaises jusque dans les habillages
La dernière séance est bien évidemment réservée au Barolo, dans
les 2 expressions de la maison, 2 idées des « grandi vigne ».
BAROLO « Le Vigne » 2004
Issu d’un assemblage de parcelles nobles et complémentaires
comme le voulait la tradition piémontaise (un peu comme en
Hermitage) avant la mise en avant des « grandi vigne », ce vin
cherche l’excellence dans la conjugaison des expression de chacun
des 4 terroirs (« Vignane » à Barolo, « Merli » à Novello , « Conterni
» et « Ceretta » à Monforte).
Vinifiées séparément, les 4 vendanges (étalées jusqu'en Novembre
pour obtenir les justes maturités !) sont ensuite élevées pendant 24
mois en fûts et 18 en bouteilles.
Le vin présente de caractéristiques tons grenats, rubis, marc de café,
toujours aussi trompeuses quand à son âge. Le jus est voluptueux et
tout antant lumineux. Olfactivement, malgré sa jeunesse, le vin
apporte une puissante trombe d’eau de vie, fruits rouges, une
réminiscence de sous-bois, une touche fumé-réglissé très pure.
Harmonieux ; il est un idéal du Barolo vigoureux et noble, symbiose
réussie entre la nature du cépage et l’exigent élevage du vigneron.
Séveux, structuré et gourmand, un morceau de bravoure qui emplit
d’une fraicheur intense toute de balsam.
Clairement, le royaume des textures n’a aucun secret pour Luciano
Sandrone, qui livre un vin déjà exceptionnel mais surement bientôt
capable de se surpasser.
BAROLO « Cannubi Boschis » 2004
Autre expression du Nebbiolo en Langhe, le Cannubi Boschis de
Luciano Sandrone revêt historiquement une grande importance, il fût
l’une des premières cuvées à mettre en avant le particularisme d’un
cru.. La prévalence de la tradition de l’assemblage mettant
originellement moins en valeur les terroirs les plus qualitatifs qui
souvent servaient de béquille aux terroirs plus communs. La volonté
de Luciano est ici de mettre en bouteille la résonnance entre la
pureté du fruit et la vibration du Boschis. Une gageure …
Visuellement très proche du « le Vigne », il diffère par une intensité
moins nuancée, rubis intense laissant poindre un ménisque terre
brûlée. Plus présent au nez il démontre une fougue supplétive, d’où
émanent des senteurs de cuir, de goudron, au cœur d’un tourbillon
de fruits noirs à s’en noyer la langue.
Il est la parfaite démonstration de la jonction que sait opérer entre
les meilleurs mains le Nebbiolo, depuis la fraicheur et l’aristocratie
d’un Noirien jusqu’à la structure et la maîtrise tannique des plus
raffinés Mourvèdres. Les tannins déliés à souhait sont d’une
distinction rare.
Grande race, pureté insondable du fruit, archétypique en diable. Un
degré moindre dans l’élégance que « le Vigne », plus frais, mais une
complexité accrue.
I Cannubi en majesté depuis le toit de Luciano.
---
Que dire de cette visite sinon que les plus de 3 heures qui nous ont
été consacrées ont été un émerveillement devant tant de justesse de
réflexion, de finesse et d’instinct. Les vins sont absolument
splendides, Mamma mia, quelles textures …
Paul
Sandrone Luciano
Via Pugnane 4
12060 Barolo (CN) Italia
Tel. +39 0173 560023
Fax +39 0173 560907
info@sandroneluciano.com
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Posté par stephaneW
- 05-07-2008
- 09:21
- 10 commentaires
- Edit
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Nouvelle soirée du club (toujours pas de nom) organisée cette fois par Pierre. Le thème, les blancs du Sud, des costières au Roussillon.
Service à l’aveugle avec les commentaires de Pierre sur les domaines, les terroirs et les cépages.
-Château Campuget 2006, costières de Nîmes : Nez de pomme poire façon Andros. Bouche fraiche avec une impression de sucrosité. La milieu de bouche est plus ample mais la finale sur des amers assez prononcés est courte. 13/20
-Cuvée des nombres, 5, Viognier 2006 Gérard Bertrand : Nez complexe sur le miel, les fleurs et la cire de bougie. La bouche est fraiche et équilibre mais cet équilibre est un peu bas. La vin est maigre et ne présente pas beaucoup de relief, donc d’intérêt. Toujours cette finale amer. 13.5/20.
-Domaine Beck 2005 Viognier vin de pays d’Oc: Nez parfumé mais un peu réduit sur un fon boisé assez marqué. La bouche est tendue et fraiche mais franchement boisée. Cela devient presque pesant. Encore des amers en fin de bouche. 14/20
-Vignoble Chabrier, La Garrigue d’Aureillac 2005 Vin de pays Duché d’Uzes: Nez de banane très mure. L’acidité est assez massive (même pour un alsacien) L’équilibre est riche mais plaisant. Seul le boisé prend un peu le dessus mais la matière est là. 14.5/20
-Domaine Mourgues du Grès, Terre d’Argance 2006, Vin de pays du Gard : Fruits blancs évoluant sur les fruits exotiques. Belle fraicheur, belle tension beaucoup d’élégance. La fin de bouche est confortable. 16/20

-La Bégou 2006, vins de pays de la vallée du paradis : Nez floral sur l’amande avec ue pointe d’élevage. L’attaque est ample avec une belle trame acide. Le boisée assèche un poil la fin de bouche. 13/20.
-Domaine de L’aiguelière, Montperoux côtes Dorée 2000 : Nez d’épice, de betterave, de poivron avec une pointe de cuir et réglisse. La bouche est attaquée par des tannins bien présents, ils sont aujourd’hui gras. Il devait être terrible jeune. 15/20
-Mas de Daumas Gassac, Vin de pays de l’Hérault 2000 : Une erreur de service, ce vin ayant du se trouver en fin de dégustation. Nez sur le thé, l’amande, les fruits secs et le miel. La bouche est ronde, ample et profonde mais le style est un peu lourd et manque un peu de nerf. Finale sur le pain. Une bouteille que je trouve un peu usée. 15/20

-Domaine des chênes, Les magdaléniens 2004, côtes du Roussillon : Nez floral, sur l’anis, l’amande avec une touche boisée. La bouche est massive et puissante mais présente une belle profondeur. La finale est encore plus puissante mais cela reste correct. 15.5/20
-Mas Cal Demoura, l’Etincelle 2005, vin de pays de l’Hérault : Nez sur la réglisse. La bouche est ample avec une petite rondeur en attaque. L’acidité est belle et présente en milieu de bouche avec de belles vibrations. Bouche linaire, simple en arome, mais la structure est belle. 15/20
-Prieuré de Saint Jean de Bébian 2003, Coteaux du Languedoc : Nez boisé, sur les fruits jaunes et le toast. Bouche torréfiée, réglissée, dans un style glissant avec une belle acidité. Un peu marqué par l’élevage cette bouteille reste bien fraiche pour le millésime. 16/20
- Mas de Daumas Gassac, Vin de pays de l’Hérault 2006 : Nez peu causant sur les fruits. La structure est belle et fine avec une belle densité mais le vin est fermé à double tours.Il faudra attendre !! 14/20 pour le moment.
Les vins sont plaisants mais les élevages sont parfois un peu osés et l’amertume finale de certaines bouteilles est un peu lourde.
Mon trio (pas forcement dans l’ordre), Mourgues du grès, Domaine des chênes et le Prieuré.
Stéphane
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Posté par Pére Nico
- 30-06-2008
- 10:53
- 23 commentaires
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Osez le Languedoc !!!

Je sens que l'été va etre chaud, trés chaud. Alors cette année, on va la faire simple: c'est rosé tout l'été. Les rouges sont soigneusement rangés, la cave a été fermée a triple tour et le frigo va etre allégrement rempli de bouteilles "sans prise de tête" pour accompagner les grillades entre copains.
Petite selection glaner chez les vignerons, les cavistes ou en GD de quelques rosés du Languedoc (à completer tout l'été)
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Domaine BORDES Saint Chinian 2007: Cinsault et grenache pour un vin souple, rond, frais et avec un joli fruit. Désalterant et trés agreable. Bien+ (5.40€)
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Mas des BROUSSES CDL 2007: plutôt vineux, avec du caractére et une belle acidité. Bien ++ (6€)
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Domaine du TABATAU "Albin" CDL 2007: Peu expressif, une bouche avec un peu d'amertume, trés sec. A voir à table. Moyen (5€)
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Château VALCYRE GAFFINEL "Coup de soleil" CDL 2007: Joli fruit au nez, mais une bouche grasse et pateuse. Bof
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Domaine MIRABEL "le dessert du loup" CDL 2007: bien dans le style du domaine, gourmandise, simplicité, franchise, beau fruit. Bien +
à suivre...  |
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Posté par patrickessa
- 30-06-2008
- 08:59
- 40 commentaires
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Bourgogne 2005 : alors !?

Le millésime de rêve tant en blanc qu'en rouge est désormais encavé par la plupart des amateurs. J'imagine que pour vous faire une petite idée de la qualité potentielle de vos achats vous avez ouvert une ou deux bouteilles "juste pour savoir"...alors qu'en est-t'il à votre sens : grand millésime à boire demain, "surfait" par la grâce de commentaires trop élogieux, meilleur en blanc qu'en rouge, meilleur en rouge qu'en blanc, etc...
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