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Carnets de dégustations : Bienvenue

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Carnets de dégustations : Les nouvelles

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Carnets de dégustations : Toutes les nouvelles : Vins recommandés nouvelles

  Posté par patrickessa - 17/05/2013 - 11:30 - 0 commentaires - Edit

Montrachet 2000 Domaine de Laguiche - Maison Drouhin à Beaune

  Le grand cru Montrachet produit certains des plus grands vins blancs secs de Bourgogne et est sans doute celui qui de nos jours se vend le plus cher, tant sa petite surface est courtisée par les vignerons pour sa réputation multi-séculaire. Les bourguignons l'ont toujours placé un cran au dessus de leurs autres crus blancs en le désignant un peu comme le grand cru A de Côte d'Or, sa valeur étalon en quelque sorte.

Cependant boire un Montrachet à maturité est devenu une gageure car les quelques 30.000 bouteilles annuelles produites sont toutes quasiment réservées à l'avance par des buveurs qui ne partagent pas toujours leur fortune avec une fine connaissance des blancs de la région et de leur potentiel d'évolution. Objet de luxe destiné à accompagner des repas prestigieux, il glisse fréquemment dans des gosiers peu attentifs ou alors en admiration "par avance".Dommage.

Les quelques exemplaires que j'ai en cave sont toujours ouverts après un prélude qui mêle deux finages et qui se poursuit par deux autres grands crus, ce jour là un Corton-Charlemagne et Chevalier-Montrachet "les demoiselles". Je crois qu'il est important de percevoir le carcatère vineux évident de ce cru si éloigné des archétypes blancs mis en lumière aujourd'hui. Souvent très riche, peu acide et de texture visqueuse il a - un peu à la manière d'un Rangen en Alsace- une puissance formelle sidérante qui le rapproche? au niveau de sa matière, d'une granularité de vin rouge.

   Produit sur 8 hectares et partagé par les villages de Chassagne et Puligny-Montrachet, il est marqué par trois zones distinctes. La première, côté Puligny, regarde le levant, est assez peu inclinée et est composée d'un substrat argilo-calcaire brun/rouge. Elle donne les vins les plus équilibrés, fins et sensuels du cru. La seconde qui dispose de même substrat du côté de Chassagne verse vers le sud et est ainsi un peu plus solaire et précoce, elle donne des vins légèrement plus opulents et intenses. Enfin une petite zone incluse tardivement dans le cru et située sur Chassagne, se place au dessus du cru au sud en formant de petits enclos en terrasses, ce sont "les dents de chiens", le sol y est un peu plus pierreux et le caractère du vin s'approche quelque peu de l'élégance du Chevalier tout proche. Soyons prudent toutefois car les différences stylistiques sont ténues. Une propriété assemble ce dernier lieu-dit avec la partie Chassagne (Prieur)et seul les domaines Colin et Amiot produisent du "pur" Dents de Chiens.

 

En 2000 la Bourgogne a bénéficié d'un climat clément et d'une récolte abondante. Les raisins étaient sains et marqués par des degrés élevés et une bonne acidité, cela a conduit de nombreux observateurs a évaluer l'année comme excellente. Las, sur la durée, de nombreux vins ont connu des évolutions rapides et des oxydations prématurées et aujourd'hui le millésime se montre très inégal à l'ouverture. Le potentiel était pourtant grand et les flacons ayant parfaitement vieillis se montrent de haut niveau.

Celui-ci est encore marqué par des effluves de réduction qui demandent quelques temps d'aération pour révéler pleinement les senteurs du vin et sa noble origine. Mais passé ce cap un peu ingrat et si l'on a pris soin de l'attendre un peu, on découvre alors un vin frais jeune et fringant qui dispose encore d'une belle robe or à reflets verts. Sa bouche est très riche et onctueuse sans pour autant faiblir du côté de l'acidité qu'elle intègre dans une vraie richesse aromatique forale. J'aime ses notes de chèvrefeuille, de fleur de vigne et ses accents subtilement citronnés. Belle finale pour un vin qui a encore besoin d'un peu de temps sous verre. Très bien +

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  Posté par patrickessa - 06/04/2013 - 19:05 - 3 commentaires - Edit

Chignin Bergeron 2010 - Claude Quénard

 



    Le domaine Claude Quénard situé sur les contreforts des coteaux de Chignin exoloite aujourd'hui 16,5 hectares de vignes selon une culture biologique exigente labélisée AB. Voici deux années sue je côtoie cette profuction de trmps à autres, doit sur des vins venant de la propriété, soit au restaurant et je fois fire que lz suzlité des vins est toujours au rendez vous. Récemment lors d'une ronde de dégustations de plusieurs "bergerons" son Chignin s'est montré comme l'égal des meilleurs.
   Le style du domaine n'est pas des plus démonstratif mais en revanche les vins ont de la concentration et une parfaite signature du côté de la pureté. Proches de Pascal et Annick Quénard que les
membres du dite connaissent bien, le cru de Claude Quénard est fait de tension et de fraîcheur en même temps que marqué par une touche personnelle liée au moëlleux de texture. Vin de cuve embouteillé après 8 à 10 mois d'élevage il a un peu le style nordiste de certains Chablis naissant sur le calcaire. Celui- ci est cultuvé sur deux hectares et est produit à hauteur de 10.000 bouteilles, ce qui signifie que les rendements sont mesurés. Son sol pauvre, calcaire et pentu lui autorise je crois une heureuse maturation sous verre et je pense avoir ouvert celui-ci un peu tôt.
   La robe est claire, finement marquée par des reflets verts clairs.Elle introduit un nez franc ayant ce caractère iodé des vins de montagne en même temps que le blanc fruité des notes variétales du cépage Roussane/Bergeron. La bouche est droite et pure sur un très fin perlant qui s'estompe à l'aération, bien loin des archétypes "sucre candi" qui pullulent dans cette si belle appellation. J'aime la finale sur la pêche et l'abricot croquants. Un régal! Comme le vin se vend à des prix plus que raisonnables je vous encourage vivement à faire une visite en ces contrées...Très bien+

 



 

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  Posté par patrickessa - 31/03/2013 - 10:04 - 0 commentaires - Edit
Chianti Classico Rancia 1999 " Riserva " - Berardenga



   Voilà un vin à pleine maturité issu des collines historiques du Chianti Clasico. Obtenu à partir du Sangiovese, elevé " à la Bourguignonne " dans des fûts récents durant 16 mois, son expression est assez déroutante car au fond assez peu italienne. Bien réalisé mais un peu impersonnel, il pourrait etre né partout en pays méditerranéen car il exprime plus une technique de vinification qu'un réel caractère toscan. La robe tuile légèrement, le nez est centré sur les fruits rouges avec des accents curieusement mentholés et un boisé présent mais pas dominant. Jolie bouche ronde et un peu fluide mais agréable en dépit de sa simplicité. Bien 

+ Chianti

+ Berardenga

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  Posté par patrickessa - 30/03/2013 - 13:46 - 0 commentaires - Edit
Chianti Rufina Bucerchiale 2001 - Selvapiana


    Dégusté après la version générique ce Chianti possède une toute autre stature et correspond à une expression très pure du fameux cépage Sangiovese. Ce cru toscan est ici dans sa forme Riserva et peut sans aucun doute être comparé aux meilleurs crus français ou Espagnol. Sombre, intense et très long il est parfaitement porté par de fins tanins et une complexité fraîche du meilleur effet. J'ai beaucoup apprécié! Très bien+ 

+ Chianti

+ Selvapiana

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  Posté par patrickessa - 16/03/2013 - 17:16 - 1 commentaires - Edit

Chorey Les Beaune Beaumonts 2006 - Sylvain Dussort

 



   Non je ne goûte pas uniquement de grands vins! 
  Je dois même avouer que revenir à des fondamentaux vineux plus modeste - en terme d'appellation bien sûr - me paraît être d'une impérieuse nécessité pour garder en tête le niveau que les grands et premiers crus doivent atteindre à chaque fois au regard de la qualité de ces génériques. Combien de fois ai-je été impressionné par des crus dits mineurs ayant des rapports qualité prix majeurs! Combien de fois des bouteilles valant de l'or m'ont elles déçu car elles n'atteignaient que partiellement le niveau potentiel que leur terroir impliquait! Avec un Chorey Les Beaune les données sont simples, on s'attend à un vin gourmand et accessible ayant une buvabilité marquée dès les premières années de sa vie. Et on est la plupart du temps heureux de son choix.
   Pourtant les terres de Chorey qui sont sur le cône de déjection qui suit la Combe de Savigny ne valent guère mieux que d'honnêtes Bourgogne et le consommateur ne s'y trompe pas car il les achète à des prix assez proches. Ces climats argileux et forts productifs peuvent même générer des vins un peu aqueux et maigre si les rendements ne sont pas jugulés. Mais la chance du village est d'avoir en son sein d'excellents producteurs. Maillard,Largeot,Tollot,Dubois font tous de belles bouteilles et ils sont en cela secondés par des voisins talentueux comme ici avec le murisaltien Sylvain Dussort. 

   2006 est un honnête millésime qui ne compte pas parmi les meilleurs mais qui est aujourd'hui à point. Sa couleur claire me rappelle que je préfère voir les Bourgogne rubis que sur une couleur noire, artificielle et au fond vulgaire. Aimez vous les jolies filles outrageusement maquillées... Pas moi!(Pardon pour ce machisme primaire Mesdames) Vive les crus à robe légère car ils ont plus de spiritualité et de fraicheur, neuf fois sur dix! Vive les vins dont le boisé ne sucre pas la matière et ne toaste pas les arômes comme un percolateur d'estaminet. Marre de ces ersatz qui se ressemblent tous et que l'on va finir par confondre avec les imbuvables Chateauneuf et Bordeaux que l'on nous sert de plus en plus souvent. Nous sommes en limite Nord et nous aimons la fraicheur de frais arômes sans fard et l'acidité de concentration qui emballe les finales en les rendant aériennes. Ce vin de Sylvain est à ce titre un modèle car il embaume la fraise des bois et le cassis frais sur une tension acide d'une parfaite harmonie. Bouche équilibrée, tanins fins, longueur tenue par les arômes , un petit régal...Excellent dans sa catégorie
    
    + Domaine Sylvain Dussort

   + Chorey Les Beaune
   

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