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Sujet: DCVD : Verticale du Clos Naudin - Vouvray
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| DCVD : Verticale du Clos Naudin - Vouvray |
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| BottcherP |
| Envoyé le 18/09/2009 à 16:49 | IP Noté
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Depuis le: 19/08/2007 Pays: Belgium Messages: 410
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BY 
Pour ouvrir cette première saison officielle de DCVD, la volonté était de frapper haut et fort... Suite à une intéressante suggestion de Vincent susurrant le terme "Goutte d'Or", le domaine du Clos Naudin de Philippe Foreau s'imposait donc presque naturellement.
Plutôt que de battre campagne auprès de nos cavistes préférés ainsi que dans les tréfonds des caves de nos gentils membres, on s'est plutôt dit : "pourquoi ne pas aller trouver le principal intéressé et lui demander s'il devait faire une grande et belle dégustation, quels seraient les vins qu'il suggèrerait.
Voici, à un ou deux flacons près ce qui Philippe Foreau nous suggéra :
01. Vouvray Brut - Méthode Traditionnelle 2002 02. Vouvray Brut - Méthode Traditionnelle 1995 03. Vouvray Sec 2007 04. Vouvray Sec 2002 05. Vouvray Demi-sec 2005 06. Vouvray Demi-sec 1996 07. Vouvray Moelleux 1996 08. Vouvray Moelleux 1997 09. Vouvray Moelleux 2003 10. Vouvray Moelleux 2005 11. Vouvray Moelleux Réserve 2005 12. Vouvray Moelleux Réserve 1997 13. Vouvray Moelleux Réserve 2003 14. Vouvray Moelleux Réserve 1989 15. Vouvray Moelleux 1ère Trie 1989 16. Vouvray Moelleux Réserve 1990 17. Vouvray Goutte d'Or 1947
Une liste de rêve... assurément!
Vu les prix souvent plus abordables qu'on ne peut le penser et qu'il ne faut jamais se priver, l'affaire fut réglée et le dépucelage de la chose entériné à ce jeudi 17/09/2009, occasion pour notre groupe de découvrir les locaux définitifs de DCVD, pour lesquels, il nous faut d'emblée remercier la gentille propriétaire de nous les mettre à disposition.
Avant le jour dit de l'office, une question me trottait en tête depuis deux, trois mois : Allait-on vivre une intensité dégustative aussi splendide que la liste formelle des vins ci-dessus. Réponse ci dessous... après un bref rappel sur le domaine et son propriétaire...
Un dernier petit mot, mais non des moindres : L'occasion était belle pour nous de faire remonter la bête, Stéphane "Morea", dans nos froides contrées pluvieuses du Nord... un grand plaisir perso de l'avoir donc ainsi rencontré...
Le Domaine du Clos Naudin et Philippe Foreau
Le Clos Naudin 14, rue de la Croix Buisée 37210 Vouvray Tel : 00 33 (0)2 47 52 71 46 Fax : 00 33 (0)2 47 52 73 81
Historique
Philippe Foreau représente la 3e génération de la famille qui a acheté le domaine en 1923. Il dirige de main de maître le domaine depuis 1983, à la suite de son père André et est secondé depuis peu par son fils. En dehors de sa réussite indéniable sur son domaine où il maîtrise particulièrement le chenin blanc en sec, Philippe Foreau s’est taillé une réputation énorme dans le domaine des accords mets-vins et il est difficile pour lui de parler d’un de ses vins sans qu’il embraye automatiquement sur un accord particulier.

Domaine et viticulture
Le domaine est constitué de 11 hectares et demi répartis sur plusieurs parcelles qui débutent au sommet de la maison familiale et remontent principalement sur ce que les vignerons appellent la « Première Côte » qui regroupe les meilleurs terroirs argilo-calcaires de l’appellation Vouvray, orientés Sud Sud-est. L’assise d’argile varie en épaisseur sur le socle calcaire mais c’est la combinaison des deux qui fait les meilleurs terroirs. Les vignes résultent d’une sélection massale au domaine et sont arrachées après 50 à 60 ans d’âge plus ou moins tous les trois ans. Les rangs sont labourés et ne sont pas enherbés à l’exception des plus jeunes vignes dont les fruits sont destinés le plus souvent aux bulles.

Le fait de ne pas enherber permet d’éviter une concurrence entre l’herbe et la vigne, empêche le stress hydrique de cette dernière et favorise la micro-oxygénation des sols, soit, la vie de ceux-ci. Il faut noter que l’enherbement souvent utilisé dans la région pour garder l’humidité ou stabiliser les sols n’est pas de mise ici, tant l’argile permet un effet d’éponge pour l’eau , tant les sols sont peu pentus que pour risquer une érosion importante. La culture de la vigne est menée en lutte raisonnée mais Philippe se défend du titre de la mener en bio bien que il se refuse à l’utilisation d’engrais ou de désherbants chimiques, d’agents systémiques ou anti-pourriture et que la protection contre les insectes soit faite par cupules d’hormones favorisant la confusion sexuelle.

Le labourage entre les rangs et le grattage sont manuels ainsi que les vendanges qu’il essaie de faire les plus longues possible. La partie enherbée pour les jeunes vignes correspond approximativement à 1 hectare.
Fermentation et élevage
A l’exception de la production des « bulles », la fermentation alcoolique est obtenue en présence de levures indigènes et à température faible. Les raisins pressés n’ont connu auparavant ni battage, ni travail sur lies et le caractère fin des vins est favorisé par des soutirages rapides. Les fermentations alcooliques se poursuivent en barriques jusqu’à Noël et les malos sont rigoureusement évitées entre autres grâce aux faibles températures (+- 5°c sur l’hiver). La mise est faite aux environs de mai. Seules les jeunes vignes connaissent l’élevage en cuve, et ce principalement pour l’obtention des « bulles ».

La cave particulièrement grande permet le stockage de nombreux millésimes que Philippe n’est jamais pressé de commercialiser (particulièrement pour les moelleux), préférant la vente des bouteilles en pleine maturité. Cela lui permet aussi toujours de pouvoir suggérer un millésime plus ancien mais d’anthologie et/ou de proposer des dégustations impressionnantes à ses visiteurs auxquels il accorde temps et didactique… à condition d’avoir pris rendez-vous !

Tableau des vins et notes moyennes
Vu que la liste des vins était connue et que le but était aussi dur pur plaisir, les vins n'ont pas été servis à l'aveugle. Après les secs et les demi-sec, une première pose a été effectuée pour déguster un poulet aux citron bien préparé par Jehan. En fin de dégustation, nous avons terminé les "restes" des vins moelleux sur une tarte au sucre apportée par Frank.
Dégustateurs :
1 : Patrick "BottcherP" 2 : Stéphane "Morea" 3 : Benoît "BenG"
Le reste des points sera publié au fur et à mesure de leur réception, mais ca s'annonce sans trop de suspense...
| Vin |
Sucres |
M |
S |
1 |
2 |
3 |
| Brut 2002 |
|
14,7 |
0,4 |
15 |
15 |
14 |
| Brut 1995 |
|
16 |
0,7 |
16 |
17 |
15 |
| Sec 2007 |
3,5 g |
16 |
0,3 |
16,5 |
16 |
15,5 |
| Sec 2002 |
3 g |
16,3 |
0,9 |
17 |
17 |
15 |
| Demi-sec 2005 |
20 g |
14,2 |
0,8 |
15 |
13 |
14,5 |
| Demi-sec 1996 |
20 g |
16,5 |
0,3 |
16,5 |
17 |
16 |
| Moelleux 1996 |
60 g |
15,8 |
0,6 |
16 |
15 |
16,5 |
| Moelleux 1997 |
60 g |
18 |
0,7 |
19 |
18 |
17 |
| Moelleux 2003 |
70 g |
15,3 |
0,8 |
14,5 |
16 |
16 |
| Moelleux 2005 |
75 g |
14,8 |
0,8 |
15,5 |
15 |
14 |
| Moelleux Réserve 2005 |
130 g |
17,3 |
0,8 |
16,5 |
15,5 |
18 |
| Moelleux Réserve 1997 |
110 g |
19,2 |
0,2 |
19,5 |
19 |
19 |
| Moelleux Réserve 2003 |
150 g |
16,8 |
0,8 |
18 |
16 |
16,5 |
| Moelleux Réserve 1989 |
155 g |
18,3 |
1,3 |
19,5 |
19 |
17 |
| Moelleux Réserve 1ère Trie 1989 |
180 g |
16,3 |
0,3 |
16 |
16 |
16,5 |
| Moelleux Réserve 1990 |
220 g |
16,3 |
0,3 |
16 |
19 |
16,5 |
| Goutte d'Or 1947 |
? |
19 |
1,0 |
20 |
19 |
18 |
La dégustation : Le paradis existe, je l'ai rencontré hier au détour de 17 vins ...
01. Vouvray Brut Méthode Traditionnelle 2002
La robe est marquée par le côté jaune doré du chenin et les bulles sont assez fines. Le nez est assez discret au premier abord puis s’ouvre sur des notes de mirabelle, de fruits jaunes (coing), des aromes floraux et un peu de miel. En bouche, le vin s’avère ample, porté par une belle acidité avec un beau rappel en finale sur les fruits jaunes, tout en finesse. 15/20
02. Vouvray Brut Méthode Traditionnelle 1995
La robe est nettement plus évoluée que le 2002, sans pour autant présenter des notes foncées. Les bulles sont belles, fines et nombreuses. Le nez est intense, beaucoup plus ouvert que sur le 2002 et les aromes tertiaires dont le champignon, tout en restant sur ces aromes de mirabelle et de coing. En bouche, c’est très ample avec une acidité puissante et portante qui au-delà de l’équilibre, emmène longuement la finale sur le fruit avec une splendide fraicheur. Un très grand vin de bulles !!! 16/20
03. Vouvray Sec 2007
La robe est encore assez claire, d’un or bien brillant. Dès que le nez s’ouvre, il montre toute sa puissance, avec de belles notes fruitées sur les agrumes et du floral. En bouche on a une fraicheur vivace mais d’une grande finesse liée à l’acidité du millésime. La longueur, toujours sur la finesse est impressionnante, sans la moindre amertume ni la moindre perception de sucres. Ce vin paraît assurément encore trop jeune mais sa structure et sa matière semble le nous promettre une toute grande bouteille sur le vieillissement. 16,5/20
04. Vouvray Sec 2002
La robe est plus marquée par l’évolution. Le nez est très frais, intense avec d’une part des notes confites, et d’autre part des truffes et un petit côté iodé que certains voient comme une pointe oxydative. En bouche, le vin est tendu par l’acidité d’une grande jeunesse et elle porte littéralement des fruits croquants sur une très belle finale. Un des plus beau Vouvray secs qu’il m’ait été donné de rencontrer… 17/20
05. Vouvray Demi-sec 2005
La robe est dorée avec déjà une certaine évolution faisant penser à un millésime dense. Le nez est très riche et complexe avec des notes fruitées (Coing, Clémentines), du champignon et aussi beaucoup de minéralité. En bouche l’acidité est d’abord intense, mais très vite les fruits et le gras prennent le relais ce qui fait que la finale se ressent plus sur le sucre que la fraicheur, mais cela reste équilibré, et surtout très concentré. 15/20
06. Vouvray Demi-sec 1996
La robe est encore plus évoluée que le vin précédent. Comme pour le vin précédent, il y avait 20 gr de sucres résiduels mais le nez est ici complètement fusionné sur des notes de truffes, de confit de tisane et d’épices. La bouche est d’un grand équilibre entre l’acidité encore très présente, les sucres bien fondus et le fond de minéralité incontournable et un croquant fruité incomparable. 16,5/20
07. Moelleux 1996
La robe est jaune doré très brillant. Le nez est plus typique du chenin avec du coing confit, avec une pointe de miel, le tout avec une grande perception de fraicheur. En bouche, on a à nouveau une acidité enlevée et portante qui donne au sucre et au fruit une belle impression d’équilibre frais et une finale d’une grande vivacité, très, très longue. Un beau vin de plaisir. 16/20
08. Vouvray Moelleux 1997
La robe est parmi une des plus évoluée, assez caractéristique du millésime. Le nez est incroyablement complexe et pur à la fois. On retrouve de la fraicheur, du confit, mais aussi des notes caramélisées et un beurre salé très salin. Et tout cela avec une précision chirurgicale qui avant de porter la chose en bouche donne l’envie de s’époumoner « Attention devant… Grand vin » La bouche est comme un balancier de deux enfants heureux qui inlassablement vibrent à chaque battement entre sucrosité et acidité, le tout dans un jardin d’Eden de richesse aromatique avec un gras très fin. La finale est tout aussi sublime…. Je n’avais qu’une pensée…. « M…, je vais devoir cracher cela ! ». 19/20
09. Vouvray Moelleux 2003
La robe est plus jaune doré, proche du Moelleux 96. Au nez, aussi, on retrouve les fruits jaunes (Coing), le miel et aussi les tartes aux poires de Debailleuil (oui, je sais, ca y faut connaître). La bouche est plus large, plus dissociée entre la sucrosité et la fraicheur apportée par une acidité insoupçonnable pour le millésime. La finale est un peu plus marquée sur le botrytis avec une cohésion moindre que les vins précédents. Cela reste toutefois très appréciable. 14,5/20
10. Vouvray Moelleux 2005
La robe est jaune dorée assez claire. Le nez est un peu sur la réserve entre des notes fruitées et un peu grillées. En bouche le vin est équilibré parce que les sucres très denses restent rafraichis par l’acidité, donnant plu une impression de finesse que de lourdeur. En finale, le sucre domine mais sans amertume. Prometteur, mais à attendre, visiblement 15,5/20
11. Vouvray Moelleux Réserve 2005
On passe ici sur la version réserve avec 55 gr de sucres résiduels en plus. La robe reste très semblable à la version « de base ». Le nez est très complexe, puissant avec des notes grillées, fruitées (fruits blancs et fruits jaunes) et de thé ainsi que du botrytis. La bouche est subtile et soyeuse avec une longueur prodigieuse. Les sucres résiduels ne sont pas encore complètement fondus, ce qui peut paraître à la limite du sirop. Trop jeune, certes, mais déjà splendide. 16,5/20
12. Vouvray Moelleux Réserve 1997
La robe est à nouveau plus sombre, plus caramélisée comme pour le réserve classique, est-ce la marque du millésime ou de l’évolution ? . Le nez est dense, très complexe avec des notes de truffe, de champignon et d’agrumes confits. En bouche, l’acidité, énorme, exalte la sucrosité fondue, la minéralité et le fruit ; la longueur est incommensurable… Tout simplement la perfection. 19,5/20
13. Vouvray Moelleux Réserve 2003
On retrouve une robe plus jaune doré. Rien qu’à l’agitation, on voit nettement qu’on est sur une plus grande concentration en gras. Le nez est très intense, essentiellement sur le fruit avec une tendance exotique (banane) du confit et des notes grillées. En bouche, malgré la concentration des matières sucrées, on a pas d’impression de lourdeur, au contraire, on est plus sur une impression de finesse. La longueur est kilométrique, sur le moelleux certes, mais avec une pointe de fraicheur qui fait penser que cet oiseau-là volera bien encore 6-7 décades. Une grande réussite du millésime. 18/20
14. Vouvray Moelleux Réserve 1989
On est ici en face d’un vin certainement plus évolué, en tous cas, en ce qui concerne la robe. Le nez est au diapason en complexité et en finesse avec de la fraicheur, des aromes tertiaires (champignon) et une splendide minéralité. En bouche, l’acidité d’une incroyable jeunesse rafraichit à l’idéal les 155 gr de sucres résiduels. En fait tout est énorme dans ce vin, la structure en bouche, la fraicheur et la finale où le champignon est présent, indéniablement. Tout cela en équilibre… presque aérien. C’est très très grand !!! 19,5/20
15. Vouvray Moelleux Réserve 1ère Trie 1989
Imaginons le vin précédent survitalisé par Monsieur Pluuuus… C’est un peu l’impression de nombreux dégustateurs… En plus des caractéristiques du vin précédent, on retrouve peut-être des notes oxydatives… mais la bombe nucléaire de concentration sucrée me laisse interrogateur. On est sur le modèle 4x4 du vin précédent… et c’est peut-être ca qui le dessert. 16/20
16. Vouvray Moelleux Réserve 1990
Même gamme de robe que les deux vins précédents… mais le nez est ici très différent. D’une puissance invraisemblable, il est marqué par de la volatile et un champignon qui me donne personnellement une perception liégeuse. Peut-être, n’est-ce finalement pas tout à fait net. En bouche, l’acidité tempère la sucrosité pour donner un bel équilibre entre fruit et champignon, sans trop de lourdeur. Dommage toutefois que le piquant persiste un peu ainsi que les notes liégeuses sur la finale, d’une longueur énorme au demeurant. 16/20
17. Vouvray Goutte d'Or 1947
Attraction indéniable de la soirée, on peut dire que la bestiole était attendue au tournant. La robe fait penser à une suspension diluée de caramel mou tant au niveau de sa couleur que de la consistance…. Au nez, c’est un festival de complexité, tantôt sur les truffes, tantôt sur les mirabelles ou le beurre salé… et de la fraicheur, s’il vous plaît ! En bouche, il y a encore une belle fraicheur sur un équilibre d’une suavité étonnant, sans le moindre écœurement ni amertume avec des sucres fondus à l’idéal. Bon à tomber, tout simplement et ajouté au mythe qui entourait cette bouteille, ca fait 20/20 tout subjectivement mais aussi tout simplement !
Epilogue :
Que dire après tout cela… Que c’était grandiose, inoubliable… sans nul doute, mais, comme on le dit souvent, la fortune sourit à ceux qui s’y sont préparés, et là, le préparateur, c’était le maître en personne.
Merci MONSIEUR Philippe, merci pour cette finesse, cette fraicheur… et ces équilibres en bouche ; 24 heures après, mes papilles en frétillent encore de bonheur.
MONSIEUR Philippe, vous êtes indéniablement un artiste du chenin, un Monet du vin, et je pèse mes mots. Hier soir, des légions de grands sauternes et d’alsaciens légendaires se sont inclinés respectueusement au passage de vos vins. Et d’écrire ces mots, sans la moindre exagération, mes yeux perlent de bonheur, ma peau se tend sous une vague de fraicheur.
__________________ Le Père Bottcher
Monomaniaquement Alsace
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Status actuel: Inactif
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| alfonso |
| Envoyé le 18/09/2009 à 16:49 | IP Noté
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Depuis le: 01/02/2005 Pays: Belgium Messages: 2
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Belle série...qui me fait regretter encore un peu plus ma "Wild Card" On ne peut nier que l'équilibre n'est pas un vain mots chez Foreaux. Pour la Goutte d'or, là, je suis carrément jaloux
Alfonso
Edit: Super Cr Patrick...comme toujours d'ailleurs.
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| morea |
| Envoyé le 18/09/2009 à 17:01 | IP Noté
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Depuis le: 10/07/2008 Pays: France Messages: 1160
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Soirée FOREAU
DCVD Belgique
Une soirée doublement mémorable pour moi:
- l'occasion d'aller à la découverte d'un vigneron que je connais mal. En tout et pour tout, jusque là, je n'avais pas goûté plus de 5 Foreau. C'est peu de dire que j'ai été emballé!
- aussi et surtout, l'occasion de partager de grands moments avec des dcéens que pour les uns je connaissais, pour les autres, que j'ai rencontré avec beaucoup de joie.
Vouvray Brut Méthode Traditionnelle 2002
Jolie robe dorée claire. Nez sur le citron, le gingembre, quelques arômes pâtissiers. Si la bouche est riche, le vin manque de personnalité en bouche. Une belle entrée en matière tout de même. Bien +.
Vouvray Brut Méthode Traditionnelle 1995
Robe vieil or. Nez complexe sur le miel fin, le coing, le citron confit, le champignon noble et une très fine note oxydative. Le vin est bien présent en bouche, avec du volume, de la vinosité et un dynamisme qui lui donne ce qu’il faut de gourmandise. La belle rétro-olfaction lui donne de la longueur. Très bien+.
Vouvray Sec 2007
Robe dorée pâle. Nez discret sur la pomme, la badiane et le gingembre. La bouche est verrouillée sur le plan aromatique et laisse seulement entrevoir son potentiel avec un très bel équilibre entre rondeur et vivacité. Belle finale saline. Bien +.
Vouvray Sec 2002
Très jolie robe dorée, brillante. Nez puissant qui avec ses arômes de truffe blanche et de citron confit me fait penser à un Jurançon de petit manseng. De la gelée de coing également. La bouche a du volume mais aussi de la finesse, de l’élégance. De beaux amers en finale. Très bien+.
Vouvray Demi-sec 2005
Robe dorée pâle, de belles larmes tapissent le Spiegelau. Le nez me gêne (d’ailleurs, ce sera le cas sur les trois 2005) avec des fragrances de cire et de céleri. La bouche est encore dissociée avec des sucres pour le moment insuffisamment assimilés. Bien-.
Vouvray Demi-sec 1996
Robe dorée, intense. Nez dominé par les agrumes confits et le coing. Très belle bouche tranchante, typique du millésime avec un sucrosité parfaitement intégrée. Très bien+.
Vouvray Moelleux 1996
Robe jaune dorée. L’aromatique est faite de miel, de coing et de gingembre. Bien que riche tout en étant aérien, le vin a moins de présence en bouche que le précédent. La finale révèle de beaux amers. Bien+.
Vouvray Moelleux 1997
Belle robe ambrée, de loin la plus foncée jusque là. Très beau nez complexe, sur les fruits secs, la banane flambée, le caramel au beurre salé et la pâte à tarte. La bouche est une merveille d’équilibre entre liqueur et tension. Là encore, le vin termine long sur de beaux amers. Excellent et Coup de Cœur.
Vouvray Moelleux 2003
Nez dominé par le citron confit et les écorces d’oranges confites. La sensation de sucrosité est plus importante que sur le vin précédent avec une acidité qui s’affirme après le sucre sans lui servir de support. Bien+.
Vouvray Moelleux 2005
Le nez est frais sur le pamplemousse, le gingembre et la banane. Malheureusement, comme sur le demi-sec du même millésime, la dimension légumineuse me gêne. Si le vin ne manque pas d’équilibre, sa jeunesse et sa position dans la dégustation le desservent pour lui donner un côté « passe-partout ». Bien+.
Vouvray Moelleux Réserve 1997
Nez magnifique, le plus beau jusque là, riche mais pur, précis, sur les fruits secs (raisins de Corinthe), le miel et le caramel au beurre salé. En bouche, il est impossible de concevoir 110 g de SR et sur un millésime réputé chaud et lourd, le vin ne manque pas de fraîcheur. Le plus long en bouche (jusque là!). Grand Vin et Coup de Cœur.
Vouvray Moelleux Réserve 2005
Nez acidulé sur la rhubarbe qui dans le contexte relevé ne me plait pas plus que ça. Après ce superbe 1997, le sucre se montre plus présent en bouche et pour le moment le vin souffre d’un manque de complexité et d’une longueur inférieure. Bien.
Vouvray Moelleux Réserve 2003
Nez sur l’ananas et la paille ou plutôt le blé fraîchement fauché. En bouche, le vin est un peu monolithique, liquoreux avec une fraîcheur pas extraordinaire mais appréciable pour le millésime. Bien+.
Vouvray Moelleux Réserve 1989
Robe vieil or, orangée. Après un 1er nez légèrement poussiéreux, c’est un nez magistral qui se développe : coing, orange confite, pâte de fruit, vieil alcool, miel sont les éléments d’une énorme palette aromatique. La bouche est liquoreuse mais au moment où l’on craint que le vin ne s’empâte, l’acidité apparaît puis monte en puissance pour donner du muscle, mettre le vin debout et tout emporter. La finale, sur l’orange confite et le caramel au beurre salé, est superlative de longueur. Pour moi, peut-être le vin de la soirée. Très Grand Vin et Coup de Cœur.
Vouvray Moelleux Réserve 1ère trie 1989
Arômes de cire, de caramel, d’orange confite et une note oxydative qui reste élégante et fraîche. La bouche, sirupeuse, ne manque pas de fraîcheur mais est d'une sapidité relative. Très bien.
Vouvray Moelleux Réserve 1990
Robe ambrée, quasi-acajou. Le nez est riche sur la tatin, les fruits secs et la café, le champignon (pour moi, ce n'est pas liégeux). La bouche ne fait pas ses 220 g de SR et se montre même dynamique. Très grande longueur. A noter que ce vin a été servi parallèlement au suivant et qu’alors que je suis souvent passé de l’un à l’autre puis à l’un, ce 1990 n’en a pas souffert. Grand Vin et Coup de Cœur.
Vouvray Moelleux Gouttes d’Or 1947
Robe ambrée très foncée. Inutile de dire que le nez constitue pour moi un univers nouveau avec des fragrances de cassonade et surtout de truffe noire et de viandox. En bouche, l’aromatique est dominée par la truffe Mélanosporum mais aussi le café et le chocolat amer. Le temps a permis au vin de « manger » une grande partie de son sucre et le vin impressionne de complexité, d’équilibre et de longueur. Respect… Mythique et Coup de Cœur.
Merci à tous les participants (et à DC!) pour cette mémorable soirée. Vous me manquez déjà...
Stéphane
__________________ "je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j'aime et je trouve ça amplement suffisant" (Boris Vian)
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| Philippe Ricard |
| Envoyé le 18/09/2009 à 17:42 | IP Noté
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Voici le genre de dégustation à laquelle on souhaiterait tous participer ! Pour bien des amateurs, en tout cas ceux qui ont la chance de côtoyer ces vins, les nectars de Philippe Foreau font partie des plus extraodinaires qui soient... Tout d'abord pour leur qualité intrinsèque. Enfin pour leurs prix exceptionnellement accessibles. A ce titre, je n'ai jamais pu trouver l'équivalent dans les régions stars : à part quelques exceptions, tutoyer de tels rapports qualité/prix en Bourgogne, Bordelais ou Rhône est strictement impossible. Avec quelques sublimes Riesling alsaciens ou allemands, voire les Sancerre de Chavignol, on touche ici, à mon sens, au paroxysme des bonnes affaires dans le monde des vins blancs... Rien que ça ! Mais vous n'êtes pas obligés de penser la même chose que moi, ce qui d'ailleurs ne me dérange pas le moins du monde...
Je viens d'ailleurs de boire un demi-sec 1971 il y a 3 jours... Ce qui ne m'a pas fait changer d'avis !
Très belle initiative que cette dégustation, son montage avec le vigneron. Et comme d'habitude, très beaux CRs... Très forts, ces belges... (et ce p'tit français !)
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Status actuel: Inactif
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| morea |
| Envoyé le 18/09/2009 à 17:54 | IP Noté
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Philippe Ricard a écrit:
A ce titre, je n'ai jamais pu trouver l'équivalent dans les régions stars : à part quelques exceptions, tutoyer de tels rapports qualité/prix en Bourgogne, Bordelais ou Rhône est strictement impossible. Avec quelques sublimes Riesling alsaciens ou allemands, voire les Sancerre de Chavignol, on touche ici, à mon sens, au paroxysme des bonnes affaires dans le monde des vins blancs... Rien que ça ! Mais vous n'êtes pas obligés de penser la même chose que moi, ce qui d'ailleurs ne me dérange pas le moins du monde...
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quoi? hein? c'est pas bon Foreau?
oui, c'est vrai, t'as raison
Stéphane
ps: si si on te croit mais chhhuuuut....
__________________ "je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j'aime et je trouve ça amplement suffisant" (Boris Vian)
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| Philippe Ricard |
| Envoyé le 18/09/2009 à 18:00 | IP Noté
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J'oubliais les blancs du collègue, Noël Pinguet...
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| Envoyé le 19/09/2009 à 16:02 | IP Noté
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Voilà, j'ai passé un coup "d'aspi", ça devrait être à peu près "propre". La prochaine fois, mettez vous d'accord avant !

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| morea |
| Envoyé le 19/09/2009 à 16:03 | IP Noté
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Le Châ a écrit:
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Voilà, j'ai passé un coup "d'aspi", ça devrait être à peu près "propre". La prochaine fois, mettez vous d'accord avant ! |
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C'était le cas... enfin.. avant absorption des 17 quilles !
Stéphane
__________________ "je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j'aime et je trouve ça amplement suffisant" (Boris Vian)
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| Envoyé le 19/09/2009 à 16:11 | IP Noté
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Ne pas oublier aussi qu'en dehors des "stars", il y a d'autres bons domaines à Vouvray, notamment des gens comme Vincent Carême ou les Aubuisières... qui font quand même des trucs pas mal aussi, voire de grandes choses !

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| BottcherP |
| Envoyé le 19/09/2009 à 17:34 | IP Noté
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Merci... Hoover
__________________ Le Père Bottcher
Monomaniaquement Alsace
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| BenG |
| Envoyé le 19/09/2009 à 21:02 | IP Noté
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Et parce que mon confrère d'armes (rouches) a définitivement trop de pouvoir sur moi, je cède et REposte :
Brut 2002 : Robe jaune pâle reflets doré. Nez plutôt discret, citron et fruits blancs. Attaque vive et fraîche, belle tension, la bulle est fine. Peut-être un petit manque de complexité. 14/20
Brut 1995 : Robe qui paraît moins évoluée que le 2002. Premier nez sur la réduction, la suie et le champignon frais. Bouche ample, grasse, vineuse sur la chaire de fruits et la brioche, petit manque de longueur mais finale sur de beaux amers. 15/20
Sec 2007 : Robe jaune pâle aux reflets verts brillants. Nez de citron pressé et réglisse. La bouche est riche, belle longueur et finale salivante par l'acidité et le citron. Se révèle difficilement, sans doute dans une phase de fermeture par rapport à une dégustation il y a 10 mois. 15,5/20
Sec 2002: Belle robe jaune-vert. Nez de citron confits, pamplemousse et coing. On s'attend à du sucre... Matière en bouche serrée, étriquée. Superbe acidité (plus que sur 2007) apportant l'allonge.
Demi-sec 2005 : Au nez pointe de réduction, nez iodé, anisé. Agrumes. La bouche est marquée par un beau gras et surtout l'acidité en début de bouche, suivie seulement du sucre. Ce qui fait évoquer par certains une certaine « mollesse » finale, toutefois balancées par une amertume correcte. 14,5/20. A revoir
Demi-sec 1996 : Nez de coing et d'agrumes confits. Superbe équilibre entre matière, sucre, alcool et acidité en bouche et finale vigoureuse. 16/20
Moelleux 1996 : Nez de noisettes grillées, agrumes et poire. Bouche en dentelle, vivacité, légèreté acidité qui tend le vin de début à la fin. Superbe 16,5/20 (je l'ai sous-côté à me relire)
Moelleux 1997 : Nez de caramel salé, iodé, minéral. Agrumes discrets. Vin surtout marquant par un très beau gras et soyeux en milieu de bouche suivi d'une acidité salivante. On ne perçoit pas les 60 g de sucre. 17/20
Moelleux 2003 : Nez salin, coing et miel. Plus marqué par le sucre, bouche de poire chaude fondante. Un peu monolithique mais malgré tout une belle réussite pour le millésime autour d'un équilibre parfait.
Moelleux 2005 : Vin difficile à déguster et à évaluer. Le nez ne se livre pas, c'est peu expressif, jolis amers finaux mais sans plus. A revoir... 14/20
Moelleux Réserve 1997 : Robe or brillante, nez minéral, iodé, champignons, truffe et fruits jaunes. Vivacité d'entrée, très beau jus en longueur, acidité parfaite. Excellent. 19/20
Moelleux Réserve 2005 : Nez complexe de poire au four, raisins secs, orange et fraise même. La bouche est huileuse, un peu plus simple sur les fruits blancs et la rhubarbe prenant plus le pas sur l'acidité. 18/20 pour la complexité arômatique et le potentiel.
Moelleux réserve 2003 : Nez confit(uré), c'est puissant et enrobé en bouche. Un peu trop... mais c'est chercher noise! 16,5/20
Moelleux réserve 89 : vin d'une grande fraîcheur malgré le sucre, l'equilibre est impeccable. C'est efficace et classe. 17/20
Moelleux réserve 1ère trie : Robe jaune/orangée abricot. retour à une impression de plus de sec. Côté oxydatif qui joue ? Déroutant (mais agréable pour ma part, pas pour tous) après la série de moelleux réserve qui ont beaucoup de ressemblances entre eux. Palette arômatique sur les fruits jaunes et champignons. Acidité correcte 16,5/20
Moelleux Réserve 1990 : Pointe de volatile au nez, toujours un grand équilibre sucre/acidité, rien à redire. 16,5/20
Goutte d'OR 1947 : Robe quasi brune, reflets orangés. Nez d'une complexité folle : cassonade blonde au beurre salé ! Truffe. Mirabelles, groseilles vertes. On retrouve tout en bouche et surtout un fraîcheur époustoufflante. Impossible à côter !
__________________ Il faut m'expliquer longuement, mais je comprends vite.
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| Philippe Ricard |
| Envoyé le 19/09/2009 à 21:54 | IP Noté
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Depuis le: 15/04/2006 Pays: France Messages: 1536
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Eh, le Châ, si tu dis que Foreau c'est une star, tu risques d'être bien reçu au caveau ! 
Star est un mot qui leur convient si peu... Ils produisent de grands vins depuis très longtemps, ce qui n'a pu leur éviter la reconnaissance des amateurs autant que de la presse spécialisée.
J'en profite pour faire une petite remarque... Nico, la façon dont tu utilises ce mot m'intrigue... Je ne dis pas ça d'ailleurs uniquement pour toi, mais d'une façon générale à bons nombres de DCiens...
J'ai cru remarquer chez les passionnés qu'il y a comme une certaine retenue (parfois un soupçon de honte) à avouer qu'on puisse préférer un domaine des plus connus... Ou, pour être plus précis, qu'il y a souvent plus de fierté à avouer sa péférence pour un oublié des projecteurs. Je vous avouerai que cette remarque vaut aussi pour moi... Peut-être notre petit côté chercheur d'or enfoui quelque part dans notre subcontient ? Ou plutôt une légère forme de snobisme ? Je le répète, pour éviter tout procès d'intention (en plus, il faut que je le ménage, mon Châton, car il doit me monter une dégustation ...), je pourrai aussi me faire épingler sur le sujet...
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| Jaffuel |
| Envoyé le 20/09/2009 à 10:10 | IP Noté
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Depuis le: 14/07/2005 Pays: France Messages: 2122
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Cela peut être aussi symptomatique d'une difficulté d'un "domaine" de se maintenir au niveau lorsqu'il est une "star"... cela vaut aussi pour les resto... je trouve souvent pour ma part que c'est "meilleur" les années avant que le domaine/resto ne soit unanimement reconnu... Il existe bien sur de nombreux contre-exemple mais je le ré-écris, c'est très difficile de se maintenir toujours au plus haut niveau....
Dany
__________________ on devrait faire de la science avec des faits comme une maison avec des pierres : un tas de pierre n'est pas plus une maison qu'un tas de faits n'est une démonstration scientifique
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| fvdb |
| Envoyé le 20/09/2009 à 11:35 | IP Noté
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Depuis le: 15/08/2006 Pays: Belgium Messages: 807
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Voilà, je me contenterai d'un bref petit mot car je n'ai pas pris de notes jeudi .
Je crois que l'essentiel a été dit, j'ai trouvé le niveau d'ensemble des vins exceptionnel, ni plus ni moins. Je regrette juste de n'avoir aucune bouteille du Clos Naudin en cave...
Des bulles aux secs en passant par les demis-secs et les liquoreux, tout est top, juste que j'ai trouvé les 2005 pas tout à fait en place pour le moment mais quand on voit la "tournure" des vins au vieillissement, il faut juste patienter 5, 10 ou 20 ans avant d'ouvrir...si on résiste. J'ai beaucoup aimé le brut 95, qui m'a vraiment parlé (je ne suis pas très connaisseur en bulles), avec sa palette d'arômes évoluée et sa bouche magnifique, la bulle caressante, j'ai adoré.
Quand aux liquoreux, c'est tout simplement incrachable, tout en fraicheur et gourmandise. J'avais un peu peur d'enchaîner autant de bouteilles liquoreuses, mais c'est passé comme une lettre à la poste, tant l'intégration du sucre est maitrisée (sauf p'tet le 1trie 1989, un poil plus "lourd"). Enfin, terminer avec un 1947 de ce niveau, on devrait la boire un genou au sol. En attendant, c'est bibi qui a gardé la bouteille vide .
Grand moment.
__________________ Franck
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| Guests |
| Envoyé le 20/09/2009 à 11:54 | IP Noté
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Depuis le: 25/01/2003 Messages: -102
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Philippe, on ne décide pas d'être une star en se regardant le matin dans la glace en train de se raser, c'est le public et les prescripteurs qui font qu'on te porte au sommet ou pas...
Je sais très bien -pour travailler avec lui- que Philippe Foreau n'a rien de Johnny, rassure toi !!

Ma remarque avait seulement trait au fait qu'on parle très souvent à Vouvray du binome Huet/Foreau, mais que je me suis moi même surpris l'année dernière au Salon des Vins de Loire à aimer la production des deux vignerons que je cite, notamment les grandes cuvées de Vincent Carême... et je suis à peu près convaincu qu'il n'y a pas qu'eux à faire aussi bon !
Pour me connaitre, tu sais que ce n'est pas du contre-snobisme.
Bon maintenant le thème du thread est le Clos Naudin, alors j'arrête de dévier !!!

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| Rodolf |
| Envoyé le 20/09/2009 à 22:46 | IP Noté
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Depuis le: 24/08/2006 Pays: Belgium Messages: 85
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Quelques impressions générales sur les vins de cette première dégustation de la saison, après une longue pause estivale. Le moins que l'on puisse dire c'est que ça a commencé très fort.
J’ai été marqué par l’équilibre impeccable, presque professoral de tous les vins dégustés, toujours une belle fraîcheur présente, jamais de lourdeur et puis le tout semble vieillir magnifiquement bien.
- les bulles : beaucoup de vinosité dans les deux cuvées (brut méthode traditionnelle) 2002 et 1995, bulles très fines, bouche plaisante, riche pour le 95 (14 ans tout de même pour cette belle bouteille qui apporte beaucoup de plaisir), une petit manque de vivacité toutefois à mon goût.
- Les secs : le 2007 est un gamin qui en l’état est surtout sur sa structure et sur des arômes citriques et de fruits blancs, le potentiel est là, à revoir dans plusieurs années. Le 2002 est superbe, très belle palette aromatique, belle finale.
- Les demi-secs : j’ai été moins emballé. J’ai trouvé le 2005 fermé et j’ai également été gêné au nez comme BenG par certains arômes.
- Les moelleux : un 97 au dessus du lot, superbe équilibre, long, complexe et qui se boit aisément. Sensations assez semblables pour moi sur 2005 et 2003, encore jeunes, le sucre est plus perceptible sur ces cuvées, plus fermés aujourd’hui que 1996 et 1997.
- Les moelleux réserves : Les 5 bouteilles goûtées étaient remarquables. Gros coup de cœur comme beaucoup sur le 89, le meilleur vin de la soirée. A une courte longueur suit le 97.
- La réserve 1e trie 89 : Bouteille qui divise, question de goût. Pour moi c’est un peu trop sucré mais ça reste très bien fait.
- La Goutte d’Or 47 : Un vin de l’année de naissance de mes parents ! ça calme et forge le respect, je rejoins tout à fait les commentaires précédents.
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| jehan |
| Envoyé le 22/09/2009 à 22:01 | IP Noté
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Depuis le: 18/06/2006 Pays: Belgium Messages: 1137
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Voici mes impressions personnelles concernant cette très belle soirée de rentrée de DCVD.
Nez mûr mais discret, plutôt sur le fruit jaune. En bouche, la bulle est fine mais je ne l'apprécie pas outre mesure, trop de présence pour moi. Finale de bouche sapide. 14/20
Le nez est bizarrement plus sur le chenin. La bouche est plus convaincante, plus vineuse et grasse ; bizarrement j'y trouve un peu de pomme chaude en fond de bouche. retour sur l'amer assez sympathique. 14,5
Il est à noter que je ne suis pas un grand goûteur de crémants...
Nez légèrement citronné, épicé (gingembre), avec une pointe de réglisse. En bouche, je pense y retrouver la dureté du SO2, peut-être à tord. Cela reste simple sur le citron, certainement une mauvaise phase. 13,5
Nez beaucoup plus ouvert et riche. j'y vois un peu de truffe blanche, encore du gingembre confit, un peu pamplemousse. Alors que l'on peut s'attendre à un vin moyennement sec, l'acidité répond bien présent et se développe bien en bouche (acidité riche ai-je noté). Belle longueur 16,5/20
Nez assez fumé, un peu végétal, anisé, avec une pointe de citron. Je lui trouve une attaque molle, sans harmonie réelle. Il faut lui laisser du temps. 13/20
Nez de sous-bois, mais également sur le coing et le miel de châtaigne. En bouche, il ne peut renier son millésime avec une acidité sans concession. Le vin est bien construit à partir de cela et la finale est assez longue 15,5/20
2 beaux vins et 2 relatives déceptions pour moi sur cette série. Le fait que ce soit sur les vins jeunes que j'ai eu des difficultés est certainement un signe...
Le nez porte toujours sur le citron, pamplemousse mais aussi sur les fruits secs, il agréable à sentir. En bouche, la vivacité débordante du vin tient tête à la richesse du vin, et si cette vigueur n'est pas synonyme de grande finesse, elle donne beaucoup d'énergie à la bouteille! 15,5/20
Caramel doux, beurre qui crépite, citron confit : le nez est complexe et intéressant. La bouche est ronde et l'équilibre acide/sucre est magnifique. Le vin se développe bien en bouche, avec des saveurs épicées, encore de l'agrume, et une finale sur de très beaux amers. très belle bouteille 17.5/20
Nez plus riche, miellé, fruité, juteux. En bouche, on est manifestement sur un beau moelleux... qui me plaît moyennement. C'est un peu riche pour moi sans toutefois du tout avoir un sucre déséquilibré. Le vin est équilibré mais ce n'est tout simplement pas un équilibre que j'apprécie. 14.5/20
Nez léger, avec un peu d'agrume mais aussi un nez un peu végétal. En bouche ça ne se goûte pas spécialement là. Je préfère ne pas noter.
Un miel très fruité, mais aussi de la confiture de rhubarbe, du fruit juteux et de la truffe. En bouche acidité intégrée, équilibre riche mais assez frais, petite impression huileuse assez agréable en fait. Bizarrement même si ce n'est pas mon style, j'aime beaucoup ce vin 17.5/20
Le nez est bien intéressant : raisins de corinthe dominants, mais également gelée d'orange, confiture de rhubarbe, fruits au four, etc... En bouche, le vin est assurément trop jeune, ne se dévoilant pas. Néanmoins, la structure du vin est déjà présente, et laisse présager à un très beau vin à l'avenir. 16/20 maintenant...
Retour sur un nez plus "classique" miellé, agrumes, et mandarine ici. En bouche, trop riche pour moi mais il y a beaucoup de matière. Je n'arrive pas à accrocher totalement sur ce millésime je pense... 14.5/20
Un de mes vins préférés de la série. L'équilibre est tellement bon à mon goût, avec une fraîcheur hors norme, que je verrais presque le vin sur un plat! Peu de mots pour le décrire... La grande classe quoi! 19/20
- Moelleux réserve 1ere trie 1989
Vin assez surprenant, plus riche que le précédent avec un nez déroutant. En bouche, un peu trop sucré et une palette sur les champignons. Le niveau trop loin pour moi... ou alors dans 25ans? 16/20
Help, je n'en peux plus!! (sic) Le 1990 est "rempli" de vin, avec un bel équilibre et une belle acidité. Complexité sans rien à redire. 16,5/20
Ce vin résume bien le fait qu'être vieux, c'est que dans la tête... car c'est un vigoureux gaillard de 62 qui nous a parlé. Un vin à ne pas déboucher en présence d'un cochon chercheur de truffes du périgord, tant la parenté est flagrante (avec le melanosporum, pas le porcin). Mais le chercheur attentif y trouve son sucre candi, sa petite touche de beurre et ses mirabelles. En bouche, on quitte le vin blanc pour rentrer dans le monde du Vin. Les écueils des vins madérisés etc. sont tellement loin de ce que nous pouvons trouver que j'en suis encore tout esbaudi. Bref, on ne note plus ces choses là...
__________________ En matière de vin, il est possible de connaître beaucoup, mais de ne rien savoir.
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