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Repas dans un Casot...

Un repas dans le casot de Jean Philippe Padié… cela n’a pas de prix. Grand moment donc de partage avec JPP, ma sœur et son époux. Benoit Danjou viendra nous y rejoindre accompagné d’un magnum de jadis 2008…
Au programme grillade d’agneau, pomme de terre à la braise et truffe, fromages affinés, les vins de JPP en bouteille, deux aveugles et ce jadis 2008.
Après quelques vins du millésime 2011 commentés http://www.degustateurs.com/forum/forum_posts.asp?TID=19412&PN=1&TPN=1, on attaque petit taureau 2010… superbe accord avec la viande et les patates huile d’olive et truffe. Nez typique de calce avec ces notes d’agrumes, d’écorce d’orange, grain assez soyeux, puissance en attaque qui se livrera plus en longueur qu’en largueur. Je pense comme mon beau-frère être petit taureau 2010 "addict"… Ciel liquide 2007 se boit encore mieux qu’en décembre, plus d’harmonie, plus de finesse, plus soyeux, seule la finale me semble pas tout à fait en place. Il y a une pointe d’acidité qui appelle le plat. Attention je « pinaille » tout est relatif et il faut prendre le haut niveau qualitatif des vins. Ma sœur préférera d’ailleurs ciel liquide…

Ouvert à l’aveugle, domaine Dauvissat, Irancy 2003. Ce vin m’a quelque peu déçu, j’en attendais encore plus. Il a été évoqué un cabernet franc de belle origine. Un nez sur des notes de cerise mais également des notes végétales pouvant faire évoquer le poivron. Pas mal de finesse en bouche mais il était probablement difficile de succéder à petit taureau et ciel liquide. Pour moi un manque de maturité surtout en finale avec un côté végétal que je n’apprécie pas. S’en suit une discussion sur l’équilibre du vin, les risques du « compoté » en 2003.

Ouvert étiquette découverte, Domaine Léon Barral, Jadis 2008 en magnum, aoc Faugères. Un vin que je classerai dans les « bons » voir très bons Barral dégustés. Si l’on tient compte du millésime, excellent… un nez sur des notes de fruits noirs, de cacao, de fumé, bouche fraiche précise et longue d’une grande digestibilité sans que cela se fasse au dépend d’une certaine concentration. Avec le temps quelques notes de cacahuètes grillées que je n’affectionne pas. Je pense que j’aurai encore plus apprécié ce vin à l’aveugle.
Sur les fromages, le Riesling Lisenberg 2008 du domaine Schoenheitz, plus « fermé » que son alter égo Herrenreben mais plus droit, plus tendu, plus précis, plus sec aussi. Très bien mais à attendre impérativement encore un peu…
Un agréable moment qui se renouvellera car nous n’avons pas eu le temps d’aller déguster les vins de Benoit… et entre les secs et les vins doux mutés oxydatif ou pas, il nous faudra bien plus qu’une paire d’heures…
Dany
__________________ on devrait faire de la science avec des faits comme une maison avec des pierres : un tas de pierre n'est pas plus une maison qu'un tas de faits n'est une démonstration scientifique
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