Domaine du loup blanc, méchant loup 2005, minervois

Ce 100% carignan a remplacé à la volée une voulte gasparet 2001 à l’aromatique déviante. Un carignan de belle facture, sur des notes de fruits noirs, discrètement épicés mais également florales d’amande. Bouche précise avec de beaux tanins, sur un fruit à juste maturité, restant très fraiche en finale. J’aurai aimé pour ma part un poil de profondeur/densité supplémentaire en attaque de bouche pour le faire passer dans la catégorie des très grandes réussites du millésime en Languedoc. C’est tout simplement très bon et super un rapport qualité prix (16€) comme la plupart des cuvées du domaine.
Domaine Lopez de Hérédia, rioja Vina tondonia Gran Reserva 1994

J’ai un faible pour les vins de ce domaine. Cette cuvée que je goutais pour la première fois sur ce millésime a été largement à la hauteur de mes espérances. Une aromatique complexe et évoluant dans le temps (notes de sous-bois puis de truffe, de fruits noirs et enfin de tabac et d’agrumes) Bouche combinant ce que j’aime dans les grands bourgognes c'est-à-dire à la fois de la finesse, de l’élégance, de la fraicheur (sans que pour autant la concentration ne fasse défaut). Ce vin a été un partenaire très agréable d’un loup planché et ses légumes, plat qui souligne l’acidité du vin et son fond. N’a pas souffert de la comparaison d’un excellent blagny 2002 du domaine de blagny…
Domaine JC Bachelet, Puligny Montrachet 1er cru sous le puits 2007

Un vin offert par Thibault Morey, accord avec un foie gras… un blanc de grande qualité combinant un nez discret sur des notes florales, de menthe mais surtout une bouche d’une grande précision, où rien ne dépasse, concentrée longue finale acidulée. C’est surtout la « confrontation » avec le rouge qui a été intéressante, rappeleant qu’après un grand blanc, il est difficile d’aprpécier un rouge : le blanc a au final plus de « matière » que le rouge , plus de concentration, plus de fond...
Domaine de Blagny, Meursault Blagny 2002

Un très beau vin également, un ton en dessous du précédent, à la bouche qui semble plus en volume (c’est une nuance) moins « concentré et énergique au final. Des notes de menthe également de chévrefeuille, de miel.
Domaine Droin Grand Cru chablis les clos 2003

Un vin qui me laisse sur ma faim car je ne l’ai peut-être pas servi comme il fallait. Un poil d’aération lui a fait du bien. Il y a ces notes évoquant chablis (coquille d’huitre) puis des notes miellées et une « architecture » de bouche qui fait plus vaudésir que clos, quelques notes d’élevages enfin. Peut-être que je l’ai ouverte trop tôt mais les précédentes me laissaient penser qu’il fallait le faire. Très bien pour le millésime. Yvesc nous en dira plus et en particulier si le lendemain les clos était redevenu les clos...
Pêle-mêle des impressions de vins/dégustations.
Chez éric et marie ange supply royer, le vin « number one » du millésime 2011 à mon goût est l’assemblage carignan mourvèdre contenu dans le fût en bois d’Allier : qualité de tanins, équilibre, fraicheur, profondeur en attaque de bouche. Un très beau 2011 en devenir… Une visite des vignes encore une fois top et un "il fait tellement chaud içi que mêmes les cigales elle meurrrrrent l'été" qui restera graver dans les mémoires...
Dégusté chez yvesc, une goutte d’or 2010 Buisson-Charles que j’ai trouvé excellente. Un vin qui n’en met pas plein la vue par une aromatique exubérante putassière mais qui conquis le dégustateur par sa puissance contenue et énergie en bouche toute maitrisée. Un vin de homard ? Une GDP 2005 blanc qui m’a laissé sur ma faim. J’avais tellement apprécié la précédente que dans mon souvenir j’ai confondu 2005 et 2002… c’était bien une 2005 qui m’avait pourtant séduite auparavant… D’autres que moi l’ont bien apprécié. En rouge, La porte du ciel 2008 du château de la négly séduit par son élevage raffiné, ses tanins veloutés, sa concentration. Un vin encore bien jeune, qui me laisse sur un sentiment ambivalent : c’est du bel ouvrage mais jusqu’où faut-il aller et intervenir/rectifier sans « travestir » le vin, quel va être l’impact du temps sur ce vin. C’est une question pas une critique car je n’ai pas le recul sur cette cuvée pour avoir un quelconque avis pertinent. Dans tous les cas une bête de concours en l'état...
Lors de la visite au domaine Moulinier, un tradition et sigillaires 2010 d’excellent rapport qualité prix, une TG 2009 d’une accessibilité assez déroutante, une TG 2003 très en forme, une TG 99 comparable aux dernieres bues, toujours sur une phase de plateau moins oscillant que précédemment, une TG 94 superbe, sur des notes de lards fumées, que seule une aération de 3-4 heures sortiront des côte-rôties pour nous livrer des notes de thym typique du domaine. A signaler sur l'ensemble des Terrasses Grillées dégsutées ce jour là une note aromatique d’orange/agrume qui m'a surprise car moins habituelle que les notes cacaotées.
Le soir, repas dégustation avec un fleur de cailloux 2010 de Jean-Phillipe Padié moins en place que lors de ma précédente dégustation de mars 2012, un bournais 2008 de François chidaine pas du tout en place, disharmonieux et à l’acidité tranchante, un Mas Jullien Blanc 2007 qui a souffert du clos de droin (voir supra). Une voulte gasparet romain pauc 2001 déviante (et brett pout moi), un Haut-Bailly Pessac Leognan 1996 racé, encore bien jeune (le type de vin de bordeaux qui ne suscite aucune émotion pour moi, techniquement très bien fait (bref, un vin où je m’em---de, mais un surmoi anti-bordelais et un défaut d'éducation "bordelaise" seront des circonstances atténuantes). Un Chambolle 1er cru les Gruenchers 2007 du domaine Digioia-Royer qui a souffert du Puligny et surtout d’une pointe de végétal (inférieur aux 1er cru les Groseilles dégusté il y a quelques mois plus abouti et harmonieux).
Dany