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Sujet: Club AOC : vins rouges du Piémont
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| Club AOC : vins rouges du Piémont |
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| P. Radmacher |
| Envoyé le 08/06/2012 à 10:34 | IP Noté
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Membre du forum degustateurs.com

Group: Membre du forum degustateurs.com
Depuis le: 03/02/2006 Pays: France Messages: 1503
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Club A.O.C. Grands blancs du bordelais et vins rouges du Piémont
La 4° réunion annuelle de notre club se propose d’aborder deux thèmes qui ne me tentent pas forcément…mais je ne demande pas mieux que de me faire convertir par les deux séries de vins proposées ce soir. Allez, j’abandonne tous mes préjugés et je pars à la découverte de ces régions qui, jusqu’à aujourd’hui, ont gardé pas mal de mystères pour moi. A.O.C. c’est aussi « Amitié-Ouverture-Convivialité » que diable !
- Thème 1 : il paraît qu’il y a de grands blancs en pays bordelais… - Thème 2 : peut-on atteindre les sommets lorsqu’on vient du Piémont ?
Pour la série bordeaux, Paul, notre ami britannique, a réuni quelques pépites blanches issues de cette région historiquement très lié à son pays…soirée nostalgie pour l’English ! Pour les rouges italiens c’est notre « Flying François » qui a profité d’un séjour aux Etats-Unis pour constituer une série représentative de cette grande région viticole.
Les vins des deux séries sont servis à l’aveugle, seuls ou 2 par 2.
Verres INAO.
Soirée Club AOC du mai 2012 à La Wantzenau
Thème 2 : ma que bella Italia…
Dolcetto di Diano d’Alba 2008 – S. Farina à Diano d’Alba : le nez est expressif avec un registre très flatteur sur les fruits rouges et la pivoine, la bouche est ronde et gourmande et, malgré une finale un peu courte, l’ensemble reste très plaisant. La série commence par une vraie bonne surprise : issu du cépage dolcetto sur un terroir argilo-calcaire, ce vin rouge juteux et fruité possède un charme simple et direct. MIAM !

Baccanera-Langhe Rosso 2006 – Cascina Lo Zoccolaïolo à Barolo : nez est expressif sur les fruits rouges mûrs (framboise, cerise) avec une touche un peu champignonnée, la bouche est ample et charnue, la palette reste fruitée mais des notes de sous-bois refont leur apparition en finale. Gavarini-Langhe Rosso 2009 – Elio Grasso à Monforte d’Alba : le nez est intense et bien franc sur la cerise très mûre et le noyau, la bouche est simple mais assez bien équilibrée ; même si l’alcool marque un peu le milieu, la finale est rafraîchie par une belle acidité et une fine présence tannique. Issus du terroir de Barolo mais provenant de coteaux non-classés dans cette appellation ces deux rouges ont des identités très différentes : Baccanera est un assemblage de barbera, cabernet et nébiolo qui possède un équilibre très gourmand malgré un marquage « champignonesque » un peu douteux, Gavarini est une cuvée100% de nebiolo qui n’est pas encore tout à fait en place mais qui affirme un beau potentiel.

Carema Classico 2007 – Cantina del Produttori à Nebiolo di Carema : le nez s’ouvre avec des notes de torréfaction et de terre humide avant de partir sur un registre plus fruité marqué par la griotte, la bouche est très joliment balancée avec un équilibre très dynamique entre une chair gourmande et une belle fraîcheur acidulée, en finale le retour aromatique est très long. Carema Riserva 2003 – Cantina del Produttori à Nebiolo di Carema : le nez s’ouvre sur un registre tertiaire très évolué (notes animales), après oxygénation un fruité agréable se manifeste (cerise rouge et noyau de cerise), la bouche est bien équilibrée, la matière est juteuse avec un toucher est très agréable, la finale souffre d’une présence alcoolique et tannique dont la virulence donne une impression de sécheresse peu avenante. Ces deux vins de coopérative 100% nebiolo sont très différents mais somme toute assez plaisants : la cuvée classique 2007 est a maturité et se goûte avec facilité et plaisir aujourd’hui, la cuvée réserve 2003 affirme sa classe à travers une palette aromatique complexe à souhait mais déçoit en bouche par son côté un peu excessif.
 Barbaresco Ovello 2006 – Cantina del Pino à Barbaresco : le nez est intense sur le caramel, l’amande douce et la cerise, en bouche la chair est veloutée et l’aromatique devient plus intense, la finale marquée par des tanins virulents et une présence alcoolique très puissante laisse une impression de chaleur et de sécheresse. Barolo 2004 – Eraldo Viberti à La Morra : le nez est puissant avec des notes de fruits rouges et d’épices mais aussi une touche alcoolique assez prononcée, la bouche est sphérique et très massive, la finale possède une longueur aromatique considérable mais souffre d’une présence tannique excessive qui rend l’ensemble sec et austère. Ces deux vins 100% nebiolo, issus des terroirs prestigieux du Piémont flattent les sens par des palettes aromatiques nobles et complexes et par une présence intense et veloutée en bouche…s’il n’y avait pas eu ces finales excessives, j’aurai volontiers accordé un plébiscite à ces deux bouteilles.
 Pour conclure :
- Cette série somme toute assez plaisante nous a permis de découvrir quelques une des multiples facettes de cette région viticole. En jouant sur l’altitude des parcelles, les vignerons piémontais arrivent à contrôler les excès de maturité et produisent des vins somme toute assez bien équilibrés. Les cuvées d’entrée de gamme ou de gamme intermédiaire possèdent de réels atouts pour séduire l’amateur : fruitées, gourmandes et digestes, elles offrent en plus un rapport Q/P vraiment intéressant. Je serai beaucoup plus réservé sur les vins plus prestigieux dont le caractère excessif me dérange toujours un peu : les matières concentrées et très extraites ont une virulence tannique dont j’ai du mal à croire qu’elle se patinera avec le temps…et les prix vraiment très élevés à mon sens ne m’encourageront pas forcément à passer les Alpes pour enrichir ma collection de bouteilles…
-Comme coup de cœur, je choisirai sans hésiter le Carema Classico 2007 de la Coopérative de Nebiolo di Carema, un vin séduisant, frais et facile d’accès avec un prix tout à fait cohérent (autour de 10 euros)…une belle découverte ! Si j’avais besoin de compléter ma cave en vin de garde (mais ce n’est pas trop le cas en ce moment…) je n’hésiterai pas à acquérir quelques Langhe rosso 2009 de Grasso, pour leur potentiel évident et leur rapport Q/P encore acceptable (autour de 20 euros quand même…)
- En tous cas, merci à François d’essayer sans relâche d’ouvrir l’esprit à vieil œnophile bougon et chauvin comme moi.
@+
__________________ Pierre
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