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Sujet: Week-end gastronomique au domaine Schmitt
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| Week-end gastronomique au domaine Schmitt |
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| P. Radmacher |
| Envoyé le 18/06/2012 à 15:01 | IP Noté
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Membre du forum degustateurs.com

Group: Membre du forum degustateurs.com
Depuis le: 03/02/2006 Pays: France Messages: 1490
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PIQUE-NIQUE CHEZ LE VIGNERON AU DOMAINE SCHMITT Edition 2012
Design plus moderne pour la nouvelle enseigne du domaine.
Comme chaque année le week-end de Pentecôte est consacré à l’opération pique-nique chez le vigneron, qui voit de nombreux domaines viticoles ouvrir leurs portes et inviter leur clientèle à partager un grand moment de convivialité et d’échange sur le thème du vin d’Alsace.
2012 est une année de jubilé au domaine Roland Schmitt : depuis 10 ans cette famille vigneronne de Bergbieten convie sa clientèle pour un pique nique gastronomique exceptionnel : des chefs locaux conçoivent des plats pour les associer au vins du domaine pour permettre aux convives de mesurer à quel point les blancs d’Alsace sont des compagnons gastronomiques incontournables.
Des tables jusqu’autour du pressoir...tous les espaces sont colonisés pour installer les invités de plus en plus nombreux chaque année.
Pour l’apéritif :
Muscat Glinzberg 2011
Le nez est très discret sur un registre plus floral que fruité, en bouche la matière est présente mais le côté minéral qui se montre très dominateur confère un équilibre très sec à l’ensemble. Voilà un muscat étonnant où on ne retrouve que très peu la marque du cépage et pas du tout celle du millésime...La minéralité du Glinzberg s’exprime avec intensité et donne un côté un peu austère à ce vin lorsqu’on le déguste seul…par contre il trouvera aisément sa place à table face à des asperges ou du saumon fumé.
Anne-Marie Schmitt n’hésite jamais à donner de la voix pour présente les vins du domaine.
Le Menu
Sylvaner Grand A du petit Léon 2011 Le nez est encore un peu retenu mais on y sent de belles notes de fruits blancs (chair de poire, pomme golden), la bouche surprend par une attaque très minérale, vraiment « pierreuse », l’équilibre est sec mais la structure est ample avec un joli gras et de beaux amers en finale. Millésime après millésime cette parcelle de sylvaner sur le Grand Cru produit une cuvée superbe ; plus « Altenberg de Bergbieten » que « sylvaner », ce vin trouve aisément sa place à côté des plats les plus raffinés. Avec le Tartare de hareng printanier aux herbes du jardin proposé par l’Hostellerie du Cerf à Marlenheim, un plat typique alsacien très fort en goût, l’accord se réalise sous forme de cohabitation pacifique mais sans forcément donner une impression d’harmonie.
Les chefs travaillent ensemble à la préparation des différents plats
Riesling Thalberg 2011 Le nez est discret et raffiné sur un registre fruité (fruits blancs sur fond légèrement citronné) et finement anisé, la bouche est ample et grasse avec un équilibre bien sec et un magnifique retour salin en finale. Exposé à l’ouest mais situé sur la colline de l’Altenberg, le Thalberg n’est pas classé mais possède la même nature géologique que le Grand Cru et produit chaque année de belles grappes de riesling avec des grains plutôt petits mais puissamment aromatiques. Ce vin est à l’image de cette belle matière première, le fruité se dessine peu à peu mais la minéralité s’affirme déjà. Avec le Saumon mi-cuit et sa cervelle de Canut à l’huile d’agrumes proposé par le restaurant La Belle Vue à Saulxures l’accord est impeccable au niveau des textures : le gras du saumon et du vin se donnent la main et au niveau gustatif le riesling garde le dernier mot (exploit à noter quand même face à du saumon !). Avec la cervelle de Canut et son assaisonnement à base d’herbes aromatiques et de concombre, l’accord se fait plus difficilement : le vin résiste mais n’est vraiment pas mis en valeur.
 Les assiettes avec les médaillons de saumon prêts pour le service
Riesling G.C. Altenberg de Bergbieten 2009 Le nez est sublime de finesse et de complexité, il y a des arômes d’agrumes, de citronnelle et des notes minérales qui se définissent progressivement, la silhouette en bouche est superbe d’élégance avec des formes généreuses mais très sexy, la finale profonde et très saline nous rappelle la noblesse de son origine. Ce riesling qui commence à exprimer sa nature minérale de Grand Cru avec une classe absolue séduit par sa complexité et son équilibre proche de la perfection. Avec le Pimento farci de tourteau et céleri rave à la vinaigrette aux fleurs de câpres proposé par le restaurant La Vieille Tour à Strasbourg, l’accord est magique : les deux éléments interagissent en créant une dynamique qui les transcende. MIAM !
M. Lercher, le chef de la Vieille Tour, présente son plat.
Pimentos farcis et fleurs de câpres…HMMMM !
Pinot gris 2011
Le nez se cache pendant un bon bout de temps avant de nous montrer une palette discrète sur les fruits jaunes et les herbes aromatiques, la bouche est tendue avec une matière dense et solidement charpentée (13°5), la finale bien courte et un peu austère nous fait penser que ce vin est encore bien jeune (mise en mars 2012). Dégusté tout seul ce pinot gris n’est pas trop séduisant à l’heure actuelle mais il possède une matière concentrée qui lui garantit un beau potentiel de garde. Avec la Terrine de pot au feu et foie gras à la vinaigrette de raifort proposée par le restaurant Chez Anthon à Obersteinbach il y a un petit miracle gustatif : le mariage est très classique mais les deux éléments du couple se grandissent mutuellement…Joli coup !
Louis Danicher, artiste peintre et amateurs de vins, a peint la fleur qui orne les étiquettes du domaine Schmitt...ses commentaires élogieux sont toujours appréciés par la patronne.
Gewurztraminer Glinzberg 2011
L’aromatique est discrète encore un peu confuse mais en bouche on sent une matière très concentrée, un toucher de bouche presque tannique, en finale on perçoit une acidité de belle facture et quelques jolies notes de poivre blanc.
Gewurztraminer G.C. Altenberg de Bergbieten-Les Jardins d’Aurélien 2010
Le nez est très intense avec une palette sur la mangue, le citron mûr et le poivre, en bouche la matière est tout en finesse avec une puissance très contenue mais une finale sur les épices dont la grande longueur signe la belle origine.
A défaut d’arriver à choisir un vin…les Schmitt on simplement décidé d’en aligner deux (ce que personne ne leur a reproché d’ailleurs…). Le Glinzberg est très jeune mais possède une puissance assez rare mais l’Altenberg marque son statut de Grand Cru par une grande élégance et une complexité aromatique qui commence à se dessiner…superbe bouteille ! Avec le Lomo de cochon mariné au soja proposé par le restaurant La Table 77 à Strasbourg les deux vins souffrent un peu face à la présence très marquée de la sauce soja : le Glinzberg tient tête mais n’a pas encore assez développé son côté épicé pour répondre au plat, l’Altenberg, trop fin et trop subtil perd par KO à la première bouchée…de toute façon, ce vin se suffit à lui-même !
 La famille Kaiser du restaurant La Table 77, ensemble pour nous régaler…
L’assiette de lomo mariné.
Gewurztraminer G.C. Altenberg de Bergbieten V.T. 2009
Le nez est complexe et épanoui sur la rhubarbe confite, la bergamote et les épices douces, la bouche est à la fois charnue et moelleuse avec une palette qui s’enrichit de fines notes de liqueur d’orange, les épices et la minéralité tiennent une finale avec beaucoup de classe…Excellent ! Lorsqu’on rencontre un vin de ce niveau on peut se dire qu’il ne faut pas prendre le risque de l’associer avec un dessert car il perdrait inéluctablement de sa superbe… Voilà une erreur que j’aurai surement commise et qui m’aurai empêché de constater qu’avec la Tarte à la rhubarbe-meringue aux zestes d’orange proposée par le pâtissier J.P. Oppé à Mutzig l’accord relève du feu d’artifice gustatif…une véritable explosion de saveurs !
La fameuse tarte avec sa meringue aromatisée aux zestes d’orange…quel bonheur !
Pour conclure :
- Pour le dixième anniversaire de cette opération « Week-end gastronomique à Bergbieten » la famille Schmitt n’a pas failli à la tradition : des plats recherchés et raffinés, des vins typés et hautement qualitatifs et des mariages gustatifs novateurs et gourmands…quelle belle réussite ! Bravo et merci à tous !
- Comme pour 2011, l’édition de cette année a été placée sous l’égide de l’audace et de la créativité : vignerons et cuisiniers sont parfois allés aux confins des possibles gastronomiques pour voir jusqu’à quel point un grand vin d’Alsace peut se transcender à table. Une fois encore les vins ont tenu leur rang face à des préparations parfois redoutables d’intensité aromatique…Chapeau !
- Les vins dégustés ont montré des matières pures, des équilibres précis et des finales rendues sapides et digestes par une salinité omniprésente dans chaque cuvée du domaine. Les vins de 2011 ne sont pas encore complètement en place mais sont assez solidement constitués pour permettre d’attendre sereinement qu’ils se fondent un peu. Les 2010 sont de grands vins qu’une petite récolte a rendu très rares et l’équilibre splendide du gewurztraminer Altenberg, nous fait évidemment regretter cette pénurie. Les 2009 trouvent peu à peu leur point d’harmonie : leurs personnalités généreuses et épanouies les rendent presque irrésistibles.
- Pour les coups de cœur j’aurais envie de relever deux accords qui figureront en bonne place au palmarès de mes plus belles émotions gustatives : pimentos et riesling Altenberg 2009 et tarte à la rhubarbe et gewurztraminer Altenberg V.T 2009. Tout est là, à la bonne place et avec la bonne intensité…des accords mozartiens en quelque sorte !
 @+
__________________ Pierre
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| cyra |
| Envoyé le 19/06/2012 à 16:01 | IP Noté
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Membre du forum degustateurs.com

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Depuis le: 10/08/2004 Pays: France Messages: 2433
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Un domaine que j'ai connu grâce à grand Pierre et que j'apprécie beaucoup capable de me réconcilier avec le pinot gris et le pinot noir d'alsace en même temps. Une gamme étendue dans laquelle il n'existe aucune fausse note, des tarifs corrects, un accueil de qualité. Pour moi c'est devenu une référence incontournable.
__________________ cyril amelin
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| Jaffuel |
| Envoyé le 20/06/2012 à 09:11 | IP Noté
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Depuis le: 14/07/2005 Pays: France Messages: 3830
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Salut Pierre,
pas si simple les accords mets et vins. Cela me rappelle une remarque de thierry sur l'apparente facilité des accords avec des vins bourguignons et des accords qui seraient plus "compliqués" avec d'autres régions, ou qui viendraient à l'esprit moins facilement.
Pour ma part, je pense que la structure de bouche des vins de bourgogne et leur palette aromatique simplifie le travail de réflexion qu'il y a à faire pour trouver le bon accord. C'est rarement raté ... Toutefois, les blancs et rouge de bourgogne peuvent être assez facilement susbtitué quand on a une bonne connaissance des vins.
Cette connaissance me manquent encore dans beaucoup de régions et c'est avec un plaisir certain que je lis ce genre de post pour y trouver des idées...
Dany
ps : mon sentiment est que le riesling est un vin parfaitement adapté à une cuisine "sudiste" et cet été je vais m'essayer à des accords "tapas" pour mieux cerner la chose... Au contact des "alsaciens" du site je dois avouer avoir déjà changer ma vision du riesling que je cherchais droit et tranchant. Mes plus beaux souvenirs d'accords (ou les plus surprenant réussis) sont avec un florimont 2005 de l'oriel et un hengst 99 du regretté françois barmés buecher. Ce fameux "moelleux" de thierry M que j'ai mieux compris une fois gouté les vins avec des plats...
__________________ on devrait faire de la science avec des faits comme une maison avec des pierres : un tas de pierre n'est pas plus une maison qu'un tas de faits n'est une démonstration scientifique
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| patrickessa |
| Envoyé le 20/06/2012 à 11:29 | IP Noté
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fondateur - webmestre

Group: Administrateurs
Depuis le: 09/08/2004 Pays: France Messages: 21701
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Un problème apparaît: pour s'y retrouver au niveau des appellations cela devient compliqué: GC, le cépage, le terroi,le nom d'une cuvée...l'identité domaine est réelle mais celle du vin alsacien, un peu moins. Le sommet êtant atteint avec le vin qui dit son otrigine sans la dire: Grand A...on a le droit de mentionner le cru ou pas! A quand le "PN du grand A produit par le petit L"
Cela m'étonne de nos amis alsaciens pourtant si rigoureux en général.
__________________ Copyright © Patrick Essa - Webmaster Email - Biographie
"Ordo ab chao"
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| Jaffuel |
| Envoyé le 20/06/2012 à 12:04 | IP Noté
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Depuis le: 14/07/2005 Pays: France Messages: 3830
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C'est un paramètre qui participe à la difficulté pour trouver le bon accord.
si je reprends l'exemple de la bourgogne et des blancs, de chablis à pouilly, tu auras des nuances "typées" modulées par les millésimes mais en choississant bien le vigneron et avec un peu d'expérience, tu vas t'y retrouver assez facilement.
En alsace, entre les vignerons d'un même cru, il y a parfois des "interprétations" qui rendent les chosent bien plus difficiles (comme en languedoc ou roussillon). Pour un même vigneron, il y a parfois des cuvées qui changent vraiment d'équilibre d'une année sur l'autre. Du coup on perd ses répères et cela devient plus compliqué quand on ne goute pas assez réguliérement ces vins (idem en languedoc).
Si on élargit la réflexion, tu auras en alsace et en languedoc des amateurs qui vont assez facilement avoir une idée de ce qu'une bouteille de bourgogne a dans le ventre et sauront l'accorder ou la servir comme il le faut (même sans l'avoir déjà gouté). C'est plus rarement vrai pour un languedocien avec un vin d'alsace et un alsacien avec un vin languedocien. Mon opinion n'est pas de dire que la bourgogne à une production "uniforme" et monolithique". Elle a une production plus facilement "identifiable" pour l'amateur, plus accessible car moins variable plus en nuance. Pour prendre plaisir avec un bourgogne on a souvent moins à attendre en terme de garde qu'avec un vin d'alsace ou un vin languedocien qui nécessitent souvent plus de temps pour être "typés" et à l'optimun de leur forme
ce post ne se veut pas polémique son seul dessein est de générer plus de post alsaciens et languedociens pour mieux "comprendre" et mieux accorder/boire ces vins.
Dany
__________________ on devrait faire de la science avec des faits comme une maison avec des pierres : un tas de pierre n'est pas plus une maison qu'un tas de faits n'est une démonstration scientifique
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| stephaneW |
| Envoyé le 20/06/2012 à 19:28 | IP Noté
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Membre du forum degustateurs.com

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Depuis le: 12/12/2004 Pays: France Messages: 3428
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patrickessa a écrit:
Un problème apparaît: pour s'y
retrouver au niveau des appellations cela devient compliqué:
GC, le cépage, le terroi,le nom d'une cuvée...l'identité
domaine est réelle mais celle du vin alsacien, un peu moins.
Le sommet êtant atteint avec le vin qui dit son otrigine sans
la dire: Grand A...on a le droit de mentionner le cru ou pas!
A quand le "PN du grand A produit par le petit L"
Cela m'étonne de nos amis alsaciens pourtant si
rigoureux en général. |
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Il faut encore rajouter à cela des noms de terroirs et de
villages imprononçables pour les non locaux et le tour est
joué. Au lieu de jouer la simplification, la lisibilité, chaque
vigneron y va de ta patte pour sortir du lot mais l’effet est
visiblement inverse.
Je commence à me demander si 1 cépage unique ne serait
pas la bonne voie pour l’Alsace grand cru en trouvant les
bons terroirs pour le sublimer et tant pis pour les autres.
stéphane
__________________ http://www.stephanew.com
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| oliH |
| Envoyé le 21/06/2012 à 09:12 | IP Noté
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Modérateurs

Group: Modérateurs
Depuis le: 25/08/2004 Pays: France Messages: 4934
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Jaffuel a écrit:
En alsace, entre les vignerons d'un même cru, il y a parfois des "interprétations" qui rendent les chosent bien plus difficiles (comme en languedoc ou roussillon). Pour un même vigneron, il y a parfois des cuvées qui changent vraiment d'équilibre d'une année sur l'autre. Du coup on perd ses répères et cela devient plus compliqué quand on ne goute pas assez réguliérement ces vins (idem en languedoc).
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c'est une des raisons qui m'avait fait arrêter boxler, chez qui j'ai acheté pendant très longtemps. un an , j'avais des SR, l'autre année, c'était un équilibre de VT , puis c'était sec.par contre , c'était toujours bon. on me rétorquera que le terroir, le millésime dicte, ...fort bien. on peut se rappeler après 2 ou 3 millésimes d'achat à quoi ressemblait le bébé, mais après 15!! le nombre de fois ou j'ai remonté une quille, l'ai ouverte et goutée,... et redescente à la cave pour trouver un vin plus sec. le déclic qui m'a fait arrêter chez eux fut la découverte des lots.aussi étrange que ça puisse paraitre, j'ignorais l'existence de lots totalement différents. je résume: on veux ouvrir un sommerberg qui nous a plu et caramba, encore raté , c'est L31E au lieu de L31D. existe t il un chateau latour 2000 lot 25 meilleur que lot 37? tout le monde a toujours trouvé que ça participait au mystère , sauf qu'à l'époque personne n'en parlait au domaine et tout , à l'époque, était au même prix de façon indifférenciée. avec des dates de mise différentes sur un même lot , ça aurait été complet.
__________________ j'aurais tellement aimé avoir de l'humour
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| nicolas |
| Envoyé le 21/06/2012 à 09:54 | IP Noté
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Membre du forum degustateurs.com

Group: Membre du forum degustateurs.com
Depuis le: 09/08/2004 Pays: France Messages: 592
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Tu ne fais aucun effort, Olivier ; laisse-moi te donner le modop pour
tes Sommerberg : tu goûtes ta bouteille à 17h et là, dans un élan
d'improvisation fulgurant et génial, tu concoctes LE dîner qui
magnifiera ton L31D ou ton L32E.
Il faut juste prévoir une bourriche d'huîtres et de quoi faire un tajine de
veau à l'abricot en stock au frigo.
Nicolas
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| thierrymeyer |
| Envoyé le 21/06/2012 à 13:39 | IP Noté
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Depuis le: 08/08/2004 Pays: France Messages: 3362
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Je pense que la complexité géologique des terroirs alsaciens, unique au monde, appelle la
production de plusieurs cépages, ne serait-ce que pour pouvoir produire des raisins à la maturité
aboutie. S'il y avait du grès, du granit, des marnes grises, des marnes à gypse, des schistes en
Bourgogne, nul doute que le chardonnay et le pinot noir auraient été secondés par d'autres
cépages.
Cette complexité des styles des crus se traduit également par une difficulté de compréhension, et
explique pourquoi la communication institutionnelle a cru bon simplifier l'Alsace en la résumant au
style de ses 7 cépages principaux.
Les vins de cépage sont francs, aromatiques, et typiques de leur cépage. Que ceux qui cherchent
du riesling sec restent sur l'AOC Alsace, et ne s'aventurent pas dans les Grands Crus sans une
solide carte en main. Car un grand cru n'a pas vocation à produire un riesling sec, il a vocation à
produire un cru caractéristique de son origine.
Je trouve abusif d'appeler Grand A du Petit Léon un vin originaire de l'Altenberg, qui se présente
comme étant un sylvaner AOC Alsace. A moins de laisser filer les rendements et de le récolter
pas trop mur pour vinifier sec sans trop d'alcool, c'est un vin qui exprime son origine tout aussi
bien que le riesling ou le gewurztraminer plantés sur le même cru. Je suis très critique sur ces
abus car ils font passer des vins de terroir pour des vins de fruit, tentant de donner une hiérarchie
de qualité là ou il n'y a qu'une hiérarchie de style.
Ceux qui comparent les L31E et L31D de Boxler en n'utilisant que la grille du sucre résiduel
montrent bien qu'ils n'ont pas compris que ce sont des différences de terroir, la cuvée D
provenant d'une partie du cru où le granit repose sur du calcaire, donnant plus de profondeur, des
accords avec les crustacés et les poissons de mer plus intéressants, mais méritant de mûrrir un
peu plus tardivement.
Que dirait-on d'un amateur qui annoncerait préférer le Meursault Charmes au Meursault Perrières
car la première cuvée est moins boisée ?
Quant à la peur du sucre résiduel à table, elle n'est présente que chez ceux qui produisent ou
boivent des vins tellement dilués que le moindre gramme de sucre résiduel modifie l'équilibre du
vin de manière très négative. Pourquoi les vins demi-sec ne seraient pas gastronomiques en
Alsace, alors qu'ils le sont en Allemagne ou en Pays de Loire ? Une posture finalement pas si
glorieuse que cela qui montre plutôt une méconnaissance de l'Alsace par delà les 7 cépages.
Si seulement les prix élevés faisaient qu'on ne buvaient pas les grands crus avec n'importe quoi à
n'importe quelle occasion, peut-être qu'on se préoccuperait plus du style du vin.
Thierry
__________________ Le mieux est l'ennemi du bien, le pire l'ami du mauvais
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| oliH |
| Envoyé le 21/06/2012 à 14:56 | IP Noté
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Modérateurs

Group: Modérateurs
Depuis le: 25/08/2004 Pays: France Messages: 4934
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je me sens visé, peut être à tort, par la lecture des vins de boxler au travers de la seule grille des sucres. mon propos n'est pas l'aspect des sucres résiduels dans tel ou tel cru, c'est la confusion qui a pu être engendrée par une étiquette unique, une référence unique sur un tarif pour un vin provenant de trois terroirs , puis qu’identifiés comme tels. à noter que la confusion n'existe plus sous la nouvelle direction, puisque les lots sont différenciés sur le tarif, avec même des prix différents.
la question des SR.....vaste problème dirait le général, je suis d'accord qu'un grand vin surmonte ses sucres et n'existe pas qu'au travers de ceux ci. je suis d'accord qu'un poisson crémé peut voir un accord parfait avec un vin rond, mais de caractère, mais je préfère les vins secs par goût des vins secs. et ils existent, j'en ai déjà gouté.
__________________ j'aurais tellement aimé avoir de l'humour
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| thierrymeyer |
| Envoyé le 21/06/2012 à 15:21 | IP Noté
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Membre du forum degustateurs.com

Group: Membre du forum degustateurs.com
Depuis le: 08/08/2004 Pays: France Messages: 3362
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Je suis d'accord avec toi sur la confusion qu'engendrait un étiquetage peu clair, et une cuvée
multiple vendue sous la même étiquette, que seuls les amateurs de Da Vinci Code savaient
déchiffrer...
Je rajouterai aussi que les vins d'AOC Alsace dont on ignore le niveau de sucrosité sont
pénibles à utiliser à table,surtout les pinots gris dont le sucre peut facilement monter au delà de
50g/l.
Et je finirai en disant qu'un vin mauvais est mauvais, qu'il soit sucraillon, molasson,
excessivement acide ou amer et j'en passe. Quand c'est pas bon, c'est pas bon !
Rassure toi il y a bien d'autres ayatollah qui pensent que le monde du vin d'Alsace se divise en
deux grandes familles : d'un coté les vins secs, de l'autre les vins à sucre résiduel, sous
entendant que les vrais amateurs sont toujours du même coté. J'aurais pu rajouter l'acidité et
l'alcool pour être complet, le triangle sucre/acidité/alcool permettant à en entendre certains de
qualifier tous les vins.
Pour ce qui est des accords mets&vins, on ne parle jamais de quantité de sucre résiduel à
Montlouis sur Loire, la question semble moins obsessionnelle.
Thierry
__________________ Le mieux est l'ennemi du bien, le pire l'ami du mauvais
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| oliH |
| Envoyé le 21/06/2012 à 17:19 | IP Noté
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Modérateurs

Group: Modérateurs
Depuis le: 25/08/2004 Pays: France Messages: 4934
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tu vas rire, j'ai arrêté chez chidaine au même motif et ai failli en parler dans ce post. je dirai qu'il est rare qu'un grand montlouis soit sec et donc le problème est inverse , quand je remonte un montlouis de la cave, je m'attends à un moelleux.
__________________ j'aurais tellement aimé avoir de l'humour
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| stephaneW |
| Envoyé le 21/06/2012 à 18:49 | IP Noté
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Depuis le: 12/12/2004 Pays: France Messages: 3428
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Si le grand Charles soutenait qu'il était impossible de diriger
un pays où existent 258 fromages, on peut imaginer que
communiquer autour des vins d'Alsace est loin d'être simple.
Il faut absolument que l'Alsace arrive à définir 1 style de vin,
un porte étendard de la région et pas 51 (grand cru), ni
même 13 (cépages) Heureusement que les cépages sont
limités à 4 sur les grands crus sinon le fromage avait du
soucis à ce faire.
Certains vignerons ne mentionnent déjà plus "grand cru" sur
leurs VT et SGN pour ne pas l’alourdir et sans même en
sentir le besoin de le faire. Pourquoi alors ne pas limiter
l'appellation grand cru au seul riesling afin de gagner en
lisibilité à l'international. Les grands vins allemand sont des
rieslings il me semble. Le riesling représente 42% de la
surface des grands crus alsaciens en 2010. Les terroirs
propices au riesling seront devant, les autres suivront,
Corton n’a pas le niveau du Chambertin et les deux trouvent
preneur.
Pour Chidaine, je suis comme Olivier, je sens déjà le sucre
au travers du bouchon
Stéphane
__________________ http://www.stephanew.com
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| thierrymeyer |
| Envoyé le 21/06/2012 à 20:48 | IP Noté
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Depuis le: 08/08/2004 Pays: France Messages: 3362
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Faire de grands vins avec du riesling sur tous les terroirs alsaciens est difficile, à moins d'accepter que le
riesling soit récolté tardivement, et donc produise des vins moelleux.
Produire chaque année un grand riesling sec sur un terroir de marnes un peu frais est quasi impossible.
En revanche on pourrait définir un style propre à chaque cru, avec des cépages ou une combinaison de
cépages qui permettent d'obtenir ce style. Mais ce projet butte sur deux écueils : d'abord, les vignerons
producteurs de grands crus ne produisent pas une qualité suffisante pour percevoir un caractère propre à leur
cru. Ensuite, ils vendent leur vin comme des vins de cépage améliorés à un prix premium qui reflète la
différence de rendement plafond. Avec une telle majorité, difficile de croire que le vignoble saura évoluer
dans un sens différent.
Thierry
__________________ Le mieux est l'ennemi du bien, le pire l'ami du mauvais
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| enema |
| Envoyé le 21/06/2012 à 20:54 | IP Noté
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Depuis le: 17/04/2006 Pays: France Messages: 1058
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Stéphane,
Je ne peux absolument pas être d'accord avec toi sur cette simplification! Ou si vraiment c'est ce que tu souhaites, ces vins d'Alsace existent déjà très bien, et même en majorité. Pour être sûr d'avoir le top de cette catégorie, tu peux même prendre un Riesling médaille d'or Colmar et tu en aura un qui ne dépasse pas 5g de SR ni 13 d'alcool, sans défaut. Pourtant il ne me semble pas que c'est le style de vins que tu achètes, ou si?
Pourquoi dire que les terroirs à Riesling doivent être devant et les autres suivre? Je trouve vraiment qu'il serait idiot de planter du Riesling sur des terroirs à Gewurz par souci d'uniformité. Ou de récolter les grands Rieslings pas mûrs pour être sûrs qu'ils soient secs (Altenberg de Bergheim, Mambourg, Hengst etc).
Bref à mon sens c'est plutôt au niveau de la lisibilité et de la législation en terme de communication qu'il faudrait aller chercher. Si l'on reprend l'exemple du départ, grand A, si le producteur avait le droit d'écrire Sylvaner Altenberg de Bergbieten, cela serait peut-être lisible non? Et pensez-vous que c'est parce que cela m'amuse de faire un jeu de piste que j'écris Pinot Noir F et non Pinot Noir Frankstein? Ou que j'écris Riesling Cuvée prestige, nom horrible qui ne donne aucune indication, plutôt que Riesling Coteaux de Dambach-La-Ville?
La diversité de production ne nuit pas à la lisibilité tant que le producteur a la possibilité (et la volonté!) d'expliquer clairement.
Florian
__________________ Florian BECK-HARTWEG
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| Envoyé le 21/06/2012 à 20:55 | IP Noté
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Depuis le: 17/04/2006 Pays: France Messages: 1058
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Mon post a croisé celui de Thierry avec qui je m'accorde totalement...
__________________ Florian BECK-HARTWEG
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| stephaneW |
| Envoyé le 21/06/2012 à 21:45 | IP Noté
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Depuis le: 12/12/2004 Pays: France Messages: 3428
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Je parle d'un couple niveau qualitatif au travers des grands
crus et un seul cépage pour simplifier l'offre et donner un
sens à l'image Alsace.
Croyez-vous vraiment que les gens s'en sortent ? "Sur ce
terroir il faut acheter un gewurztraminer pour que le terroir
s'exprime" "C'est bien mais je veux un riesling"
Vous vous obstinez à vendre du terroir et vous avez raison
mais en face vous avez une forte proportion de gens qui
veulent du cépage, un repaire. Même le salon Millésime de
Colmar a pris le riesling comme révélateur de terroir.
Un des problèmes est qu'en Alsace on a mis du grand cru
partout et maintenant il faut arriver à leur trouver à tous une
particularité propre et un style pour les vendre.
Je ne cherche à convaincre personne sur une stratégie
marketing, je dis juste que la simplicité est toujours la
bienvenue.
P.S. Il ne me semble pas que je parle de SR dans mes
textes, un raccourci certainement.
Stéphane
__________________ http://www.stephanew.com
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| Envoyé le 23/06/2012 à 13:05 | IP Noté
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"Croyez-vous vraiment que les gens s'en sortent ? "Sur ce terroir il faut acheter un gewurztraminer pour que le terroir s'exprime" "C'est bien mais je veux un riesling" "
Ok ben achetez un Riesling alors pas un Mambourg...!
Tu sais, les gens ne sont pas si mauvais dégustateurs que cela. Même les non connaisseurs, quand ils viennent acheter chez moi, prennent très souvent Riesling ou Gewurz sur le Frankstein, plus rarement Pinot Gris... sans que j'ai besoin de leur expliquer quels cépages réussisent le mieux ici, ni qu'ils goûtent avec précision l'expression fine de la minéralité. Pour le Pinot Noir c'est plutôt les meilleurs dégustateurs qui en prennent en revanche effectivement, pour le coup c'est pas forcément très lisible pour un non-connaisseur...
Des gens qui veulent du cépage, il y en a 80% en effet. Ca tombe bien, il y a 80 % des vins produits qui sont une très belle expression de cépage. Je ne dis pas que l'Alsace est simple à aborder, ni que tout le monde doit faire du vin de terroir complexe, mais je pense que la petite proportion de vin de terroir produite, si les règles d'appellation/étiquetage le permettaient, pourraient être lisibles malgré la complexité, sans réduire la belle diversité. Pour les 80 autres pourcent, la question est différente et je crois que leurs producteurs ont déjà créé pas mal d'outils de communication en plus de la simplification des gammes et de la mise en avant du cépage qui ont déjà été faits.
Florian
__________________ Florian BECK-HARTWEG
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