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Alsace
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Sujet Sujet: 52 ans de Riesling aux 24 heures 2006 RépondreNouveau sujet
 52 ans de Riesling aux 24 heures 2006
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stephaneW
Envoyé le 09/11/2006 à 21:53 | IP Noté Citer stephaneW
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de gauche à droite : riesling 1954, riesling 1968 de Josmeyer et riesling 1961 de Jules Muller.

 

 

Point de départ des 24 heures du Riesling 2006 organisées par L’Oenothèque Alsace. Accueil dans la salle Capitulaire du château et après une séance d’ouverture de bouteilles nous attaquons le voyage dans le temps. Au programme, le riesling sur 52 ans.

Les vins sont servit par millésimes décroissants, comme mes notes d’ailleurs se qui démontre mes limites en terme de quantité de vins évaluables en deux heures.

 

 

        I.      Riesling Heimbourg 1998 Cave coopérative de Turckeim. Nez dense sur les fruits exotiques et le miel, évoluant sur les agrumes et les notes crayeuses. La bouche est ample en attaque avec une acidité marquée. La bouche suit son chemin et l’ampleur est toujours de mise. La minéralité devient vraiment prenante. La finale est un peu chaude. Une belle bouteille pour lancer le week-end même si elle manque un peu d’élégance. BIEN

     II.      Riesling 1991 cave de Sigolsheim. Le nez est évolué avec des notes de cuir et de fleurs sèches sur une trame finement minérale. La bouche est creuse, sans grand relief et manquant vraiment d’intérêt. La finale est asséchante. BOF

   III.      Riesling 1987 Baumann. Nez net de fraise et de cassis faisant penser à un vieux muscat. La mise en bouche est douce et l’acidité ne trouve pas ou plus sa place. Dommage car le vin est riche et présente une belle ampleur. BIEN

  IV.      Riesling 1979 Eblin-Fucks. Nez minéral avec des notes de foin et des notes grillées. L’attaque est cette fois assez franche avec une acidité en place qui enveloppe bien la bouche. L’ensemble est gras avec de belles torréfiées. TRES BIEN

     V.      Riesling Geisberg 1978 Robert Faller. Nez de cassis mêlé au cuir et la poussière. Disons vieux. La bouche est droite et sèche mais trahit l’age avancé de la bouteille. L’acidité est marqué est présente. BIEN

  VI.      Riesling 1978 Wieschlen. Nez très parfumé avec des notes de menthe et de cassis. La mise est ample puis gagne en finesse avec une acidité agréable et précise. A nouveau des notes torréfiées en fin de bouche. BIEN

VII.      Riesling Frédéric Emile 1978 Trimbach. Nez discret. La bouche est marquée par une acidité limite agressive. Pas un super FE. BOF

VIII.      Riesling 1974 Domaine Weinbach. Nez de vieux fino, avec des notes rancio tirant sur le pétrole lampant. La bouche est vieille mais présente encore un reste de belle matière. Les aromes sont plus proches de la croûte de fromage que l’agrume mais l’ensemble est encore intéressant et je penche plus sur un défaut de bouteille ponctuel. A revoir. BIEN

  IX.      Riesling 1973 Cave de Pfaffenheim. Nez discret et très fin. La bouche est fluide, légèrement piquante et souple sur la menthe fraîche. Une bouteille très agréable à boire et qui prouve une fois de plus la belle tenue des caves coopératives dans les millésimes difficiles. TRES BIEN

     X.      Riesling 1970 Edmond Rentz.  Nez très parfumé, floral sur des notes de jasmin avec une belle évolution sur les fruits rouges. L’attaque est ample avec une acidité fondue sur une très belle matière avec beaucoup de gras et une forte minéralité. Une superbe bouteille d’un millésime pourtant assez moyen, du moins sur le papier. EXCELLENT

  XI.      Riesling 1968 Josmeyer. Nez pas très net sur la fougère et le chèvrefeuille. Belle bouche, droite en attaque mais passant vite sur un équilibre plus rond avec des sucres résiduels. La bouche est torréfiée. BIEN

XII.      Riesling 1967 Antoine Gaschy. Nez frais sur des notes florales et mentholées. Bouche un poil molle et manquant un peu de structure. BIEN

XIII.      Riesling cuvée Extra 1966 Jérôme Lorentz. Nez assez discret mais ne manquant pas de fraîcheur et d’élégance. La bouche est droite en attaque mais passe au demi-sec en milieu de bouche. TRES BIEN

XIV.      Riesling 1961 Charles Wantz. Nez très net sur les fruits secs, la noix évoluant sur les fruits rouges. La bouche est généreuse, très ample avec une acidité un peu juste pour faire un équilibre parfais. TRES BIEN

XV.      Riesling 1961 Jules Muller. Vin mort avec des aromes trop vieux. Il en fallait un, c’est celui-ci. BOF

XVI.      Riesling 1954 Jules Muller. Le nez présente des notes beurrées et torréfiées, l’ensemble est encore très élégant. La bouche est droite, très fluide dans le même registre que le nez. Un vin superbe pour son age qui fait taire les rumeurs sur le non vieillissement des Alsace. TRES BIEN

 

 

Une série absolument magnifique de vieux rieslings sur 52 ans avec que des surprises et beaucoup de confirmations.

1979 est un grand millésime en Alsace, aussi grand que 1978 est petit ; bon disons moyen sans plus . Autre confirmation, ou enfonçage de porte ouverte , les millésimes froids et difficiles font de grands vins en Alsace comme 1987, 1973, 1970 et 1968 qui se présente une fois de plus dans un style demi-sec.

 

 

de gauche a droite : Riesling 1954, riesling 1961 de Wantz et riesling 1966 de Jerôme Lorentz

 

 

Stéphane

 

 

 

 

 

 



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nicolas
Envoyé le 07/03/2007 à 12:11 | IP Noté Citer nicolas
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Salut Stéphane,

 

J'y vais de mon refrain :

 

Riesling Heimbourg 1998 - Cave Vinicole de Turckheim

La robe brille et présente encore des reflets verdâtres. Le bouquet est intense ; il a gardé une dominante variétale (orange,  verveine) tout en présentant un poil d’évolution et une jolie note de pierre chaude. L’attaque est moelleuse, enveloppante mais ce moelleux s’amenuise sensiblement en milieu de bouche et laisse place à une finale sévère de par une acidité plutôt dure et un peu d’amertume (calamandin, orange amère). Ce riesling fait un peu penser à un Schoenenbourg de 3-4 ans. Bien


Riesling 1991 - Cave Vinicole de Sigolsheim

Ce riesling de 15 ans est marqué par la réduction. Le fruit est absent au nez, au profit de la poudre de riz, de l’encaustique, du pétrole et du cuir. L’équilibre est très sec, la bouche paraît un peu verte/acide et amincie, « séchée » par le soufre. Peu avenant en l’état, ce riesling ne devrait pas s’améliorer. Bof


Riesling 1987 – Baumann

Devant un tel nez, on a presque l’impression de retrouver le Muscat "Sélection Klein"  1989 de Klein aux Remparts dégusté à la Confrérie au printemps 2005. Le cassis et dans une moindre mesure la menthe explosent au nez. La petite densité en bouche témoigne d’une année de faible concentration mais la souplesse et la fluidité rendent ce vin tout à fait gouleyant. Finale de longueur moyenne, agrémentée de jolies notes de fraise, de sureau et d’un peu d’amertume. Bien, pour ce riesling plutôt typé vieux muscat.   


Riesling 1979 - Eblin-Fuchs

Un bond de 8 ans pour aborder le premier représentant des seventies. Le bouquet se fait plus discret mais plus raffiné aussi, avec de la cire, de l’essence de térébenthine, du foin, des agrumes et un peu de café au réchauffement. L’équilibre en bouche est souple, moyennement concentré, mais tout en finesse. La finale laisse apparaître un tout début d’oxydation et des notes de gentiane. Ce riesling peut offrir beaucoup de plaisir actuellement et doit être bu sans trop tarder. Très bien


Riesling Geisberg 1978 - Robert Faller

Le plus coloré et le moins raffiné des trois 78. Le nez a pris un sacré coup de vieux  et flaire bon la vieille grange poussiéreuse. La bouche est étrange : tendue, légèrement pétillante, citronnée, plutôt décharnée, avec une finale lactée. Bouteille douteuse,  évolution malheureuse ? ce Geisberg n’est pas convaincant. Bof


Riesling 1978 - A. Wischlen

Le 78 de Wischlen détone franchement par apport aux deux autres représentants du millésime. Son beau bouquet regorge de fruits mûrs (coing, pêche, coulis de fraise). La bouche est onctueuse grâce à sa très légère rondeur, pleine de saveur et livre une finale marquée par un joli grillé et une note amère de café. Un  beau riesling qui devait afficher une forte maturité à sa naissance. Très bien

 

Riesling Frédéric Emile 1978 – Trimbach

On retourne dans un registre carrément plus austère avec la Cuvée Frédéric Emile. Le nez est réduit, terne et ne dévoile pas grand chose. La bouche est fraîche, aérienne, citronnée, marquée par la pierre à fusil et une acidité assez piquante en finale. On retrouve un peu le style droit et austère de la cuvée, mais ce 78 n’est clairement pas le meilleur représentant. Bien


Riesling 1974 - Domaine Weinbach

Voilà une bouteille que StéphaneW pourra ouvrir pour fêter ses 40 ans en 2014. Il faudra simplement qu’il pense à sortir un vieux comté et quelques noix pour l’accompagner. Au nez, on peut filer tout droit du côté d’Arbois, avec un « jaune » prononcé et un peu de cire. La bouche fait elle aussi penser à du savagnin,  avec une structure plutôt jolie et sur un équilibre demi-sec. Finale moins classieuse sur les champignons et la croûte de fromage. Je n’ai pas vérifié la bouteille de près pour voir si elle avait pris le voile J. Bof


Riesling 1973 - Cave Vinicole de Pfaffenheim

Retour à du plus classique, dans un millésime qui livre souvent, je trouve, de très beaux vins en Alsace. Le nez est dominé par la menthe et présente des parfums de beurre et d’encaustique. De même que sur le 87 de Baumann, on perçoit une légère dilution en bouche, mais globalement, l’équilibre sec et frais se goûte avec beaucoup de plaisir. Finale légèrement beurrée/caramélisée teintée d’un poil d’amertume. Très bien


Riesling 1970 - Edmond Rentz (Zellenberg)

La robe tranche par sa belle parure dorée. Le nez a conservé un fruit intense et pur, mêlant le cédrat, l’abricot, la menthe. La bouche est moelleuse, acidulée, idéalement fondue, typée VT. 36 ans après, elle arbore encore une jolie fraîcheur citronnée ! Excellent

 
Riesling 1968 – Josmeyer

Un poil de « vieille » réduction (poulailler) sur ce riesling, qui part ailleurs étale un bouquet à dominante florale / végétale difficile à cerner. Le style en bouche est puissant, enrobé d’une légère rondeur mais sans la délicieuse fraîcheur acidulée qui donne toute sa classe au vin précédent.  La finale est minérale, teintée d’une note de café et un peu chaude. Bien


Riesling 1967 - Antoine Gaschy

Le nez est à nouveau un peu réduit et délivre des notes de pâtisserie, de menthe et de café. Un léger gaz nous accueille en attaque. La suite est fluide, plate, avec des arômes résiduels de cuir, de vernis, de sciure de pin, de résine. Le vin est passé. Bof


Riesling 1966 - Jérome Lorentz

Le bouquet est splendide et a gardé beaucoup de fraîcheur, sur le citron, la menthe et l’essence de térébenthine. Après une attaque charmeuse, presque moelleuse, le vin manque un peu de fond, son corps s’amenuisant rapidement. La finale est ample et légèrement alcooleuse. Bien


Riesling 1961 - Charles Wantz

La robe est franchement dorée. Le nez est très évolué, un brin oxydé, mais il a conservé une belle dignité et une complexité intéressante (coing, encaustique, noisette, champignon, café). I faut ensuite rapidement profiter de la tenue du vin en bouche, dans un style gras, moelleux et long, car il a tendance à flancher un peu dans le verre après quelques minutes, le sucre et l’alcool ressortant alors exagérément. Très bien pour ce plaisir éphémère.


Riesling 1961 - Jules Muller

Complètement oxydé. Beurk


Riesling 1954 - Jules Muller

Ce 54 n’est pas très expressif, un peu végétal. La bouche semble plate, avec une finale sur le caramel et le café. Cela se tient, il y a encore du vin, mais c’est plutôt fade. Bof

 

Je me rends compte que sur cette dégustation, j'ai eu un faible pour les vins les plus mûrs, les plus riches, comme par exemple ce 1970 de Rentz, une VT caressante à souhait et délicieusement patinée par les années.

 

Nicolas 

 

 
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Envoyé le 07/03/2007 à 16:31 | IP Noté Citer Guests

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impressionnante plongée dans le temps !

J'étais déjà un convaincu de la longévité potentielle des bons rieslings alsaciens mais là encore moins de doutes, j'encave du 2005 pour le fiston. Du coup mes kirchberg de barr 2000 me paraissent bien juvéniles...

Merci à vous deux pour ces CRs

 
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