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Salut Stéphane,
J'y vais de mon refrain :
Riesling Heimbourg 1998 - Cave Vinicole de Turckheim
La robe brille et présente encore des reflets verdâtres. Le bouquet est intense ; il a gardé une dominante variétale (orange, verveine) tout en présentant un poil d’évolution et une jolie note de pierre chaude. L’attaque est moelleuse, enveloppante mais ce moelleux s’amenuise sensiblement en milieu de bouche et laisse place à une finale sévère de par une acidité plutôt dure et un peu d’amertume (calamandin, orange amère). Ce riesling fait un peu penser à un Schoenenbourg de 3-4 ans. Bien
Riesling 1991 - Cave Vinicole de Sigolsheim
Ce riesling de 15 ans est marqué par la réduction. Le fruit est absent au nez, au profit de la poudre de riz, de l’encaustique, du pétrole et du cuir. L’équilibre est très sec, la bouche paraît un peu verte/acide et amincie, « séchée » par le soufre. Peu avenant en l’état, ce riesling ne devrait pas s’améliorer. Bof
Riesling 1987 – Baumann
Devant un tel nez, on a presque l’impression de retrouver le Muscat "Sélection Klein" 1989 de Klein aux Remparts dégusté à la Confrérie au printemps 2005. Le cassis et dans une moindre mesure la menthe explosent au nez. La petite densité en bouche témoigne d’une année de faible concentration mais la souplesse et la fluidité rendent ce vin tout à fait gouleyant. Finale de longueur moyenne, agrémentée de jolies notes de fraise, de sureau et d’un peu d’amertume. Bien, pour ce riesling plutôt typé vieux muscat.
Riesling 1979 - Eblin-Fuchs
Un bond de 8 ans pour aborder le premier représentant des seventies. Le bouquet se fait plus discret mais plus raffiné aussi, avec de la cire, de l’essence de térébenthine, du foin, des agrumes et un peu de café au réchauffement. L’équilibre en bouche est souple, moyennement concentré, mais tout en finesse. La finale laisse apparaître un tout début d’oxydation et des notes de gentiane. Ce riesling peut offrir beaucoup de plaisir actuellement et doit être bu sans trop tarder. Très bien
Riesling Geisberg 1978 - Robert Faller
Le plus coloré et le moins raffiné des trois 78. Le nez a pris un sacré coup de vieux et flaire bon la vieille grange poussiéreuse. La bouche est étrange : tendue, légèrement pétillante, citronnée, plutôt décharnée, avec une finale lactée. Bouteille douteuse, évolution malheureuse ? ce Geisberg n’est pas convaincant. Bof
Riesling 1978 - A. Wischlen
Le 78 de Wischlen détone franchement par apport aux deux autres représentants du millésime. Son beau bouquet regorge de fruits mûrs (coing, pêche, coulis de fraise). La bouche est onctueuse grâce à sa très légère rondeur, pleine de saveur et livre une finale marquée par un joli grillé et une note amère de café. Un beau riesling qui devait afficher une forte maturité à sa naissance. Très bien
Riesling Frédéric Emile 1978 – Trimbach
On retourne dans un registre carrément plus austère avec la Cuvée Frédéric Emile. Le nez est réduit, terne et ne dévoile pas grand chose. La bouche est fraîche, aérienne, citronnée, marquée par la pierre à fusil et une acidité assez piquante en finale. On retrouve un peu le style droit et austère de la cuvée, mais ce 78 n’est clairement pas le meilleur représentant. Bien
Riesling 1974 - Domaine Weinbach
Voilà une bouteille que StéphaneW pourra ouvrir pour fêter ses 40 ans en 2014. Il faudra simplement qu’il pense à sortir un vieux comté et quelques noix pour l’accompagner. Au nez, on peut filer tout droit du côté d’Arbois, avec un « jaune » prononcé et un peu de cire. La bouche fait elle aussi penser à du savagnin, avec une structure plutôt jolie et sur un équilibre demi-sec. Finale moins classieuse sur les champignons et la croûte de fromage. Je n’ai pas vérifié la bouteille de près pour voir si elle avait pris le voile J. Bof
Riesling 1973 - Cave Vinicole de Pfaffenheim
Retour à du plus classique, dans un millésime qui livre souvent, je trouve, de très beaux vins en Alsace. Le nez est dominé par la menthe et présente des parfums de beurre et d’encaustique. De même que sur le 87 de Baumann, on perçoit une légère dilution en bouche, mais globalement, l’équilibre sec et frais se goûte avec beaucoup de plaisir. Finale légèrement beurrée/caramélisée teintée d’un poil d’amertume. Très bien
Riesling 1970 - Edmond Rentz (Zellenberg)
La robe tranche par sa belle parure dorée. Le nez a conservé un fruit intense et pur, mêlant le cédrat, l’abricot, la menthe. La bouche est moelleuse, acidulée, idéalement fondue, typée VT. 36 ans après, elle arbore encore une jolie fraîcheur citronnée ! Excellent
Riesling 1968 – Josmeyer
Un poil de « vieille » réduction (poulailler) sur ce riesling, qui part ailleurs étale un bouquet à dominante florale / végétale difficile à cerner. Le style en bouche est puissant, enrobé d’une légère rondeur mais sans la délicieuse fraîcheur acidulée qui donne toute sa classe au vin précédent. La finale est minérale, teintée d’une note de café et un peu chaude. Bien
Riesling 1967 - Antoine Gaschy
Le nez est à nouveau un peu réduit et délivre des notes de pâtisserie, de menthe et de café. Un léger gaz nous accueille en attaque. La suite est fluide, plate, avec des arômes résiduels de cuir, de vernis, de sciure de pin, de résine. Le vin est passé. Bof
Riesling 1966 - Jérome Lorentz
Le bouquet est splendide et a gardé beaucoup de fraîcheur, sur le citron, la menthe et l’essence de térébenthine. Après une attaque charmeuse, presque moelleuse, le vin manque un peu de fond, son corps s’amenuisant rapidement. La finale est ample et légèrement alcooleuse. Bien
Riesling 1961 - Charles Wantz
La robe est franchement dorée. Le nez est très évolué, un brin oxydé, mais il a conservé une belle dignité et une complexité intéressante (coing, encaustique, noisette, champignon, café). I faut ensuite rapidement profiter de la tenue du vin en bouche, dans un style gras, moelleux et long, car il a tendance à flancher un peu dans le verre après quelques minutes, le sucre et l’alcool ressortant alors exagérément. Très bien pour ce plaisir éphémère.
Riesling 1961 - Jules Muller
Complètement oxydé. Beurk
Riesling 1954 - Jules Muller
Ce 54 n’est pas très expressif, un peu végétal. La bouche semble plate, avec une finale sur le caramel et le café. Cela se tient, il y a encore du vin, mais c’est plutôt fade. Bof
Je me rends compte que sur cette dégustation, j'ai eu un faible pour les vins les plus mûrs, les plus riches, comme par exemple ce 1970 de Rentz, une VT caressante à souhait et délicieusement patinée par les années.
Nicolas
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