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Bonne année à tous les Décéiens. Je souhaite particulièrement un grand millésime 2007 aux nombreux vignerons qui fréquentent le site, de quelque région mondiale qu'ils soient !

Pour apporter ma contribution au chapitre Chassagne Montrachet, voici quelques unes des bouteilles du cru bues durant ces fêtes. Merci aux généreux tirebouchonneurs... Désolé pour les notes aromatiques, cet exercice est trop complexe pour moi, je déguste plus par impression d'ensemble que par vision du détail...
Chassagne Met 1er Cru Embrazées 1983 (MG) B. Morey : comme à son habitude, ce vin se voit accompagné d'un foie gras mi-cuit pour accompagner le caractère spécial des blancs du millésime type nez de liquoreux et bouche sèche (en sucres) dûe à un botrytis très présent. Le nez est toujours aussi puissant, ouvert, notes de sures. La bouche eszt moyennement longue et le vin commence à tracer un peu avec une évolution commençant à pointer. Bien +
Chassagne Montrachet 1er Cru Grandes Ruchottes 1999 B. Moreau : bu en parallèle avec un Corton Charlemagne de la même année de L. JADOT, ce vin est d'emblée très grand. Un nez légèrement réduit, s'ouvrant sur une grande complexité. La bouche est franche, avec une acidité très intégrée, une superbe fraicheur et une impression minérale remarquable. Très grande longueur, supérieure au Charlemagne que je trouve plus chaud, plus sudiste, moins équilibré quoique très bon. Très bien +.
Chassagne Met 1er Cru Champs Gains 1987 (MG) J.M. Morey : j'ai choisi ce vin car j'organisait un diner avec mes amis vignerons du cru et voilà une année que l'on rechigne souvent à ouvrir. La couleur est encore assez pâle, sans note d'évolution. Le nez est bien ouvert, sur le chèvrefeuille, la fougère. La bouche est à point, ronde malgré le millésime un peu pauvre, avec une belle longueur. Le vin est unanimement salué et j'avoue que je suis très heureux de cette découverte. Bien/Très bien.
Chassagne Met 1er Cru Embrazées 1985 (MG) B. Morey : encore un vin à point, avec un nez légèrement réduit, puissant. La bouche est riche, comme souvent avec ce millésime, il semble prêt mais c'est le cas avec ce millésime depuis bientôt 20 ans, donc on verra la prochaine fois ! La longueur est bonne et le vin donne une belle minéralité sur ce terroir plutôt frais. Bien +.
Deux merveilles pour finir, bues en parallèle et un apport aux travaux de Patrick sur le millésime 1996 sur ce secteur.
Mais avant un Batard Montrachet 1978 (MG) A. Morey : là, le terroir parle en grand. Ce vin est toujours aussi jeune dans l'esprit, sur un très beau millésime au domaine. Grande complexité du nez, bouche longue avec une fraicheur toujours là et un gras qui lui non plus ne s'est pas consumé. C'est très long et le magnum glisse tout seul. Très bien +.
Batard Montrachet 1996 (MG) B. Morey (mise du négoce) : la provenance des moûts n'est pas donnée, secret bien gardé pour pouvoir continuer à avoir la confiance de ses partenaires vignerons mais ce Batard est né dans les beaux quartiers du cru ! Couleur peu évoluée, avec un premier nez qui semble évoqué une mise de la veille (!) par son étonnant côté floral et frais. Le vin n'est pas carafé et un peu frais. En évoluant, le nez se complexifie à vitesse grand V et prend sans problème les notes goudronnées si typiques des grands vins de la colline. On y est. Le vin est très net. La bouche attaque vive, très minérale et sèche, sur l'extrait sec. Très longue, puis après 15 minutes, le gras s'empare du vin pour enrober l'ensemble. L'évolution confirme que cette bouteille (ou plutôt cette double bouteille) est taillée pour une garde importante. Je ne saurais dire combien de décennies mais je pense qu'il y en aura pas mal... Très bien +++.
Montrachet 1996 (MG) Ramonet : Bon là, c'est encore plus grand ! Les Montrachet du domaine sont toujours énormes (sauf en cas de problème bien sûr et j'imagine que celà arrive) de minéralité et d'expression du terroir pour moi, souvent plus durs que ceux de M. COLIN ou G. AMIOT en dégustation pure, mais à table ils ne m'ont que rarement déçu. Le nez est tout de suite sur la colline, mais avec une fraicheur remarquable. L'évolution dans le verre continue sans arrêt et le vin se renouvelle sans cesse. La bouche est splendide, avec une acidité et surtout une minéralité saillante, avec un vin qui ne flirte jamais avec la lourdeur, le gras en pointillé restant toujours en soutien et étirant la bouche pendant de longues, très longues secondes (en fait on est plutôt proche de la minute...). Vézelay dans son plus simple appareil, rien de superflu et immense. Définitivement Hors Classe.
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